| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
stoufa Administrateur


Inscrit le: 07 Nov 2006 Messages: 1065 Localisation: Lille FR.
|
Posté le: Dimanche 22 Juin 2008 16:29 Sujet du message: |
|
|
| kaid a écrit: | Ajustement Des Prix:
Les prix du fer de construction et des billettes d'acier (semi-produit utilisé pour la production du fer de construction), ont connu ces jours-ci une hausse record sur le marché mondial, à l'instar des autres matériaux de construction.
Cette flambée a des répercussions sur le coût à l'importation et sur la production du fer sur le marché local. La moyenne des prix des billettes d'aciers est passée de 162 dollars la tonne en 2002, à 350 dollars en 2006, atteignant les 600 dollars la tonne en 2007, avant d'atteindre ces jours-ci les 1300 dollars la tonne. La hausse des prix à l'importation du fer s'est poursuivie crescendo passant de 450 dollars la tonne en 2004, à 1400 dollars actuellement. A signaler que la consommation nationale de ce produit est estimée à environ 550 mille tonnes par an, dont 400 mille tonnes fabriquées localement. |
C'est pire que le pétrole kaid, l'immobilier va encore augmenté, ici en France depuis deux ans l'immobilier a doubler ça devient difficile d'acheter ou de construire. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Dimanche 22 Juin 2008 18:03 Sujet du message: |
|
|
Oui je le sais trés bien,c'est partout pareil dans le monde entier.
Mais où on y va exactement.... _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Lundi 21 Juil 2008 19:58 Sujet du message: |
|
|
Spirale des prix à la consommation
Prétextes et surenchères des commerçants
Comme on s'y attendait, la hausse des prix internationaux des produits pétroliers et agro- alimentaires a servi, cet été, de prétexte inespéré à nos cafetiers, restaurateurs, pâtissiers, gargotiers et autres marchands et prestataires du genre, pour la répercuter, à leur guise, sur les prix des articles qu'ils vendent : boissons chaudes et froides,
sandwichs, plats rapides, glaces, gâteaux, location d'accessoires de mariages, et la liste est longue...
Dans les villes balnéaires de la banlieue nord de Tunis où la demande de ces produits monte en flèche, durant la saison estivale, à la faveur de l'affluence des estivants, c'est à qui sait le mieux profiter de l'aubaine. Le prix d'un même produit peut doubler d'un établissement à un autre, qui se touchent, parfois.
Le look et le décor de l'établissement semblent donner droit à tous les dépassements et à toutes les extravagances, comme dans les cafés et restaurants jalonnant la Corniche de la Marsa.
Une curée générale
Profitant de la tendance du jour qui privilégie la sveltesse et les régimes légers, les restaurants moyens et populaires de la Goulette ont gonflé plus particulièrement les prix des salades très demandées par le beau sexe.
Une salade ''méchouia'', spécialité tunisienne très prisée, notamment en été, est vendue entre 2 dinars et 3 dinars, tandis que la niçoise est proposée à 3 dinars 500. Les briks à l'œuf ordinaires, soit -disant faits à la main, sont vendus à un dinar 500, la pièce. Cependant, la quantité de salade n'a pas changé et a même baissé.
La curée n'a pas échappé, non plus, aux marchands de beignets qui ont porté le prix de la pièce à 400 millimes, alors qu'elle consiste en quelques grammes de farine levée, frite dans l'huile.
Pourtant, il faut faire la queue et attendre son tour, parfois, plus d'une demi-heure, debout devant le comptoir, pour avoir son sandwich à la main. Les tickets sont numérotés de sorte que le client doit attendre que son numéro soit appelé pour être servi. Des rassemblements chaotiques, gros de tous les imprévus, se produisent, ainsi, à l'intérieur et aux abords des établissements.
Dans les restaurants assis, les clients n'ont que le temps de consommer leur plat avant d'être priés, tacitement, de libérer la place aux nouveaux arrivants. La seule occupation et raison d'être pour tous paraît être le manger et le boire.
Convivialité, dites- vous ?
Mais, les citoyens ne sont pas aussi dupes qu'ils le laissent apparaître, et acceptent de jouer le jeu, car, contrairement aux supputations des cafetiers, restaurateurs, et autres ''marchands insatiables du ventre'', comme nous l'a dit l'un d'eux, la majorité recherche, à travers ces sorties estivales, le loisir et la détente qui comportent, entre autres, ces douceurs et agréments culinaires, autant que les promenades nonchalantes et l'entrée aux spectacles.
''Les espaces de loisirs doivent être des lieux de convivialité et de communion sociale, nous a dit notre interlocuteur, toutefois, leurs gérants et exploitants les ont détournés de cette noble fonction et en ont fait un moyen pour soutirer de l'argent aux citoyens et aux clients.
''Sans ça, comment veux-tu qu'ils s'enrichissent et possèdent les villas et les immeubles, a fait remarquer un autre jeune estivant accompagné d'un ami.
Toutefois, a souligné un troisième, le consommateur est la pierre angulaire de l'édifice économique et commercial, et il est roi, comme dit l'adage, car, le problème, chez nous, réside moins dans la hausse des prix que dans l'inadéquation entre les prix pratiqués et la qualité des produits vendus, notamment dans les établissements de restauration et de loisirs similaires, outre le manquement aux règles de l'hygiène et de la propreté au niveau des locaux, du personnel et de la préparation des produits.
Chez la plupart des établissements, pratiquement, les mêmes employés sont astreints à assurer le service, durant toute la journée. Le port obligatoire des tenues de rigueur pour les serviteurs n'est jamais respecté. Aussi, submergés, à longueur de journée, par la chaleur des fours et des appareils électriques dont ils sont entourés de toute part, les serviteurs sont, souvent, inondés de sueur qu'ils essuient, de temps à autres, d'un revers de la main, celle là - même qu'ils utilisent pour préparer les plats et servir les clients.
Et tant que l'argent coule à flot, les propriétaires s'en fichent éperdument.
Salah BEN HAMADI.
Source"Le Temps" du 21/07/2008. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Dimanche 10 Aoû 2008 16:01 Sujet du message: |
|
|
Préparatifs de Ramadan - L'abondance sera de mise
Ménagères : du rationnel S.V.P!
• Lait, œufs, légumes et fruits, en quantités suffisantes…
• Importation d’une quantité de poisson pour combler le manque
Rien ne devrait manquer
Entre deux plongeons insouciants, nous éprouvons cette année, exceptionnellement, l’envie de parler du mois de Ramadan. L’échéance est imminente et le compte à rebours est déjà déclenché: moins d’un mois!
Et si la concomitance entre été et mois saint ne bénéficie pas de la sympathie de beaucoup d’entre nous, pour des raisons de «commodité», si d’aucuns sont trop grisés par les brises marines pour avoir à cœur de se préparer à l’échéance (du moins psychologiquement), du côté du ministère du Commerce et de l’Artisanat, les choses se passent tout autrement. C’est que les préparatifs ont été déjà entamés depuis voici des mois maintenant, et que les choses vont bon train pour des tables tunisiennes où rien ne viendrait à manquer!
Février et mars ont constitué un point de départ pour esquisser les contours de la stratégie à adopter en matière de produits alimentaires.
Les réunions tenues entre le ministère et les groupements professionnels des producteurs ont servi à fixer l’ordre de grandeur des stocks régulateurs. Pour Ramadan, le stock requis en lait a été estimé à 46 millions de litres. On a dépassé ce chiffre et, du côté du ministère du Commerce et de l’Artisanat, on parle de 57 millions de litres disponibles. Un chiffre atteint grâce, entre autres, aux mesures adoptées stipulant la suspension des exportations de lait depuis le mois de janvier dernier. La pénurie de lait enregistrée il y a quelque temps fait désormais partie des souvenirs, les mauvais. Mission accomplie donc en matière de lait. Quid du restedes denrées alimentaires? A en croire les chiffres avancés par le ministère en matière d’œufs, le stock régulateur est de l’ordre de 80 millions d’unités. Ajoutées aux 120 millions d’unités, qui représentent la production mensuelle prévue en la matière, nous nous retrouverons, au bout du compte, avec 200 millions d’œufs. Chiffre qui correspond à la consommation des Tunisiens pendant le mois saint: un grand merci donc à nos poules, qui font toujours de leur mieux pour nous régaler avec leurs délices à coque… Justement, d’aucuns auraient préféré parler des poules avant d’évoquer les œufs, mais la question métaphysique «qui vient avant l’autre» n’est pas encore tranchée! Ce dont nous sommes sûrs aujourd’hui, c’est que la production en volailles (poulets et dindes) atteindra 4 mille tonnes. Une production mise sur le compte du Groupement interprofessionnel de la production avicole (Gipa).
Restons dans le domaine «chair» et voyons ce qu’il en sera de la viande rouge. Du côté du ministère, on assure que le problème du concentré alimentaire destiné à l’alimentation bovine et ovine ayant finalement été maîtrisé, l’approvisionnement du marché se fera dans des conditions tout ce qu’il y a de plus normale.
Ce n’est pas tout à fait le cas pour le poisson. Explication : nous sommes actuellement en pleine période de repos biologique de la mer. Le mois du jeûne correspondra donc à une période de reprise de l’activité de pêche et d’un retour à un rythme de production normale. Pas d’inquiétude à se faire, cependant: «L’importation comblera le manque», rassure une source du ministère.
Parlons fruits et légumes maintenant. Les pommes de terre, aliment dit «joker» par les ménagères, car il se met à toutes les sauces, elles verront leurs stocks atteindre les 190 mille tonnes aux premières lueurs du jour inaugural du mois de l’abnégation… selon les estimations. Les quantités d’oignons atteindront le chiffre, suffisant, de 170 mille tonnes.
Les dattes, en star…
Des légumes, passons à leurs voisins des champs, ces fruits qu’on consomme toujours avec délectation. Encore faut-il qu’ils soient là en quantité suffisante, pour se rendre accessibles à toutes les bourses. A propos, les nouvelles du côté du ministère du Commerce et de l’Artisanat sont bonnes. De plus, la saison, le début de l’automne, offre une grande variété de fruits, l’unique embarras pourrait donc être celui du choix. Un manque en matière de dattes sera cependant enregistré : ce n’est pas encore la saison! Pour parer à cela on fera appel au stock de l’année précédente. Le prix des petits trésors cueillis sur nos palmiers atteindra, de ce fait, des pics : «entre 4 et 5 dinars», d’après une source du ministère.
Source"La Presse"du 10/08/2008.
Mehdi BEN REJEB _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Vendredi 15 Aoû 2008 15:59 Sujet du message: |
|
|
Consommation
Où est parti notre poisson ?
Sachant que le poisson atteint des sommets faramineux en cette période d'été et, surtout, en ce mois d'Août, les gens n'arrivent plus à faire face à la flambée des prix. La catégorie des poissons prisés restent désormais un luxe pour un bon nombre de nos concitoyens que peu de gens peuvent se le permettre.
La consommation du poisson augmente en été, vu le nombre de touristes qui affluent dans notre pays, les émigrés qui en raffolent et l'achètent en grande quantité, quitte à l'embarquer avec eux dans leur pays d'immigration,. Cela provoque naturellement une spirale des prix, sans oublier l'exportation du poisson vers les pays d'Europe et même vers le Japon. Les eaux territoriales tunisiennes possèdent 112 mille tonnes de réserve de poisson bleu comme le thon, la sardine, le maquereau et l'anchois et 24 tonnes de poissons pêchés en 2007. L'exportation du poisson occupe la deuxième position d'exportation après l'huile d'olive.
Il est 10 heures du matin, au marché central de la capitale, et on note une ruée de consommateurs qui font le tour du marché, et scrutent les prix du poisson .La plupart en achètent sans se poser de questions, en revanche d'autres sont mécontents et se plaignent souligne Mongia : « il faut dire que les prix sont inabordables et franchement je ne peux pas acheter la catégorie prisée comme la Daurade qui revient à 13.600 dinars le kilo et avec l'envolée des prix de l'agroalimentaire cela reste très lourd pour mon petit budget ».
Un autre intervenant, Mohamed, nous confie « sachant que les prix du poisson bleu ont baissé considérablement comme le mulet qui est à 4.600DT le kilo, cette catégorie du poisson n'est pas locale, elle est importée et franchement c'est dommage de ne pas retrouver le goût exquis de notre poisson, c'est à vrai dire le poisson sauvage frais ».
Toutefois, en approchant les poissonniers, ceux-ci se disent satisfaits des ventes de leur marchandise et ce dans la mesure où la vente des poissons se fait par l'intermédiaire d'un restaurateur, comme ça au moins la vente se fait illico presto, précise Rabii, un poissonnier : « je préfère vendre à des restaurateurs qui achètent en grande quantité que de prendre le risque d'attendre une clientèle souvent absente et qui n'a pas un pouvoir d'achat à la hauteur. Surtout qu'en été le poisson est périssable sous l'effet de la chaleur. »
Vers le coup de midi, les poissonniers font baisser le prix de leur marchandise de 1 ou de 2 dinars ce qui n'est pas pour déplaire aux consommateurs qui profitent quelque peu de l'occasion.
Prix très élevés
On peut dire que certains prix sont très élevés comme le Rouget qui se vend entre 8 et 14 dinars ; la Crevette royale qui atteint les 22 dinars ou bien le Mérou qui est à 16 dinars le kg. En revanche, les prix sont relativement moins chers dans la catégorie des fruits de mer comme le calamar, la poulpe, et la chevrette avoisinants les 5 dinars. Dans la gamme du poisson bleu, le maquereau est à 6 dinars ,la sardine est à 1 dinar, quant au thon il est à 3,980 le kg.
Bien que les mois d'août et de septembre soient connus pour l'abondance du poisson, avec la surconsommation et suite à l'épuisement des stocks, certaines pratiques douteuses sont courantes. Par exemple, certains poissonniers, peu scrupuleux, mélangent leur marchandise avec celle de la catégorie du poisson élevé dans les eaux douces, ce qui irrite parfois certains consommateurs avertis. D'autres poissonniers vendent leur marchandise un peu défraîchie, n'hésitant pas à la camoufler sous de la glace pilée.
De surcroît, les Tunisiens vont s'attendre à une montée en flèche du prix du poisson surtout que le mois de Ramadan est dans quelques jours.
En fait, les circuits du poisson sont insondables. Il y a les circuits classiques où les intermédiaires ramènent de belles affaires quotidiennes aux grossistes qui, pour leur part, les revendent aux détaillants (impliquant toujours les intermédiaires). Et il y a des circuits occultes où les « magnats » des flottes établissent directement des ponts avec le marché. Deux circuits qui vont de pair, qui se partagent le circuit, parfaitement légaux, mais recourant quand même à des pratiques parfois occultes. Le fait est que le jeu des surenchères, surtout par le jeu des « Dlala » (vente aux enchères), n'est pas aussi transparent qu'il en a l'air. L'élevage a de surcroît, introduit une donne nouvelle, vue d'un mauvais œil par les chalutiers (les petits pêcheurs), désormais, contraints de se réfugier sous le parapluie des gros pêcheurs, pour écouler leur marchandise.
La flotte tunisienne reste dans sa majorité traditionnelle et ce faute de moyens. Car, le nombre d'unités de pêche industrialisées capables d'exercer cette activité dans les eaux profondes, est très réduit.
Le paradoxe majeur concerne le thon. Le meilleur thon au monde est pêché au Golfe de Gabès. Mais c'est, désormais, un mythe. Un vraie boîte de Sidi Daoud se vend plus facilement et moins cher à Montmartre qu'à Tunis. Et avec l'appétit vorace des Japonais, notre thon est détourné vers Chypre, là où se concentre le parc de prédilection des Nippons.
Le thon, le vrai, celui de Sidi Daoud se vend (selon un reportage dans l'émission Capital sur M6), à près de 2800 euros (un poisson complet). Faites, donc, le calcul et il sera aisé de rendre compte que l'exportation prime, raréfie les produits de la mer et les rend très chers à la vente sur le marché local. Le raisonnement tient pour le Mérou (prisé par les Italiens et les Espagnols) et les Crevettes, toujours aussi prisées par les Français.
L'autre catalyseur de surenchère a trait au stockage du poisson. Il est clair que les poissonniers usent de subterfuges très techniques et très sophistiqués pour conférer à leur marchandise la fraîcheur du jour. Le fait est que nous consommons du « surgelé » et de « l'élevé ».
L'apport en protéines n'en est pas réduit. Mais la saveur change. Et c'est ce qui explique peut-être que les Sfaxiens restent accrocs à leurs petits poissons (le Sbarès, par exemple), là où on ne peut rien trafiquer.
Cela dit, il y en a pour toutes les bourses.
Pourquoi acheter un kilo de Mérou à 16 dinars si on en a pas les moyens. Et il n'y a pas de honte à se rebattre sur les petits « mange-tout », sur les Sardines ou autre petits poissons (blancs ou bleus) à bon marché.
Quant au restaurateurs et hôteliers qui « rafleraient tout », eh bien c'est un faux problème. Ils n'utilisent pas les mêmes circuits que le consommateur normal.
Au bout du compte, consommer régulièrement le poisson est une question de culture culinaire qui varie selon les régions. A l'ère des dindes gavées, le poisson peut, à la limite, se laisser « élever ». Mais il est quand même, étonnant qu'avec 1300 km de côte, notre pays perde petit à petit, sa vocation poissonnière. Car, que le Tunisien n'en consomme que 11 kilos par an, voilà qui donne à réfléchir.
Myriam AYADI
Source"Le Temps" d'aujourd'hui. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Samedi 16 Aoû 2008 15:38 Sujet du message: |
|
|
Pouvoir d'achat
52 % de Tunisiens ont du mal à boucler leurs fins de mois
Les signes de confort dans la famille tunisienne sont de plus en plus évidents. Plus de 80 % des ménages sont propriétaires d'un logement. Une étude récemment réalisée par le Centre de Recherches, d'Etudes, de Documentation et d'Information sur la Femme (CREDIF) sur un échantillon de 1000 couples résidant dans le district du Grand Tunis et âgés entre 34 et 40 ans a révélé que plus de la moitié des interviewés habitent dans des villas ou étage de villa.
Un constat certes positifs, car il le niveau de vie de la famille qui dispose des commodités nécessaires. Mais à quel prix ? Avec un revenu mensuel de l'ordre de 450 dinars, la hausse constante des prix des produits de base, la multiplication des dépenses (loisirs, transport...) les couples sont-ils vraiment capables de subvenir aux besoins de leurs enfants et de mieux prendre en charge ? Si quelques-uns ne trouvent pas de difficultés à offrir même les services complémentaires à leur progéniture, d'autres ont de la peine à boucler la fin de mois. Il s'agit bel et bien de 52 % des familles qui souffrent de ce problème.
« 98 % de nos familles disposent de postes télés, de paraboles, presque le même pourcentage ont des téléphones mobiles, 34,3 % utilisent la voiture comme moyen de transport... ». Des indices, certes positifs qui témoignent de l'amélioration du niveau de vie de la population tunisienne. Toutefois avec la hausse continue des prix des produits de base, et des matières premières les parents arrivent difficilement à satisfaire toutes les demandes. Ce problème se pose de manière accrue lors de la saison d'été où les dépenses se multiplient par deux ou même plus. En fait, les sorties nocturnes et le divertissement se facturent de plus en plus cher sans oublier les dépenses quotidiennes des ménages. D'ailleurs, 61 % des couples trouvent des difficultés à gérer leur budget à cause de l'absence d'un plan bien ficelé mais aussi à cause de l'augmentation constante des indices des prix à la consommation. Les chiffres grimpent à un rythme vertigineux d'un mois à l'autre et d'une année à l'autre. Les indices affichés par l'Institut National des Statistiques (INS) démontrent qu'ils se sont multipliés par deux en comparaison à l'année dernière. Ils sont de l'ordre de 5,5 % d'après les dernières statistiques (les huit mois de l'année en cours) alors qu'ils étaient de 2,5 % en comparaison à la même période de l'année écoulée.
Hausse des prix des légumes et fruits
C'est toujours l'alimentation qui occupe la première position en termes d'augmentation des indices. Elle va même crescendo au fil des mois pour atteindre les 7,7 % en juillet. Les prix de légumes, de fruits et des produits libres à la vente ont enregistré une nette augmentation en cette période. Sans oublier la viande de poulet et essentiellement l'escalope de dinde qui flirte avec les 8 dinars. Ce produit est pourtant destiné au consommateur issu de la classe moyenne. Mais ce n'est plus le cas, car les ménages se permettent difficilement de s'offrir des plats garnis en la matière périodiquement. De même le poisson reste inaccessible pour la quasi-totalité des bourses à l'exception de quelques variétés tout de même en hausse continue.
Egalement, les indices des prix de l'habitation et du transport ont augmenté pour atteindre successivement les 5,6 et 5,3 %. Cela s'explique entre autres par la hausse des prix des matières premières et du pétrole. Pour faire face à cette conjoncture, les autorités de tutelle n'hésitent pas réajuster les tarifs mais au détriment du pouvoir d'achat des consommateurs. Notamment, ceux du carburant ont été révisés à la hausse deux fois au bout de huit mois ce qui touche la bourse des ménages, sachant que plus de 34 % utilisent la voiture pour se déplacer.
C'est ce qui explique que 52 % des citoyens considèrent que leur rémunération est insuffisante.
Indéniablement, les dépenses familiales vont atteindre un rythme plus accéléré lors des prochains jours qui coïncident avec la rentrée scolaire et le mois de Ramadan. Deux « catalyseurs » qui alourdissent le budget des ménages d'autant plus que le consommateur tunisien est généralement excentrique et gère mal son budget.
La France vient d'annoncer ces derniers jours qu'elle a réussi à réduire le taux d'inflation, par contre le pouvoir d'achat reste un vrai problème dans ce pays développé. C'est même l'alimentation qui est sanctionnée le plus, car il s'agit du seul budget où le consommateur est capable de compresser les dépenses. C'est le même cas pour le Tunisien qui est en train de « sacrifier » son alimentation pour subvenir aux autres besoins.
Sana FARHAT
Source"Le Temps" d'aujourd'hui.
_________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Jeudi 21 Aoû 2008 22:45 Sujet du message: |
|
|
Consumérisme:
On nous conseille de rationaliser les dépenses
Facile à dire !
Plus que quelques jours nous séparent du mois de Ramadan qui coïncide cette année avec la rentrée scolaire. A peine sortis des vacances, les ménages s'apprêtent actuellement à accueillir ces deux évènements, à savoir la rentrée et le Ramadan.
Les dépenses s'enchaînent et le chef de famille a du mal à suivre ce rythme ascendant notamment en cette période caractérisée par l'augmentation continue et excessive des prix du carburant et des produits alimentaires et ce, dans le monde entier. On met tout en place pour conseiller les consommateurs (c'est l'essence même du consumérisme) mais ce n'est pas aussi simple que cela.
Afin de faire face à cette conjoncture nationale et internationale, l'Organisation de la Défense du Consommateur vient de publier un communiqué dans lequel elle fait appel à la rationalisation de la consommation à tous les niveaux.
Il s'agit tout d'abord d'adopter un comportement responsable surtout dans la consommation de l'énergie qui coûte une fortune pour la collectivité nationale.
A cet effet, il serait judicieux d'acquérir des chauffe-eaux solaires qui permettent d'économiser 70% du coût global tout en bénéficiant des facilités de paiement.
Il convient aussi d'utiliser les lampes économes qui durent 8 fois plus que les lampes ordinaires.
Les consommateurs peuvent aussi s'abonner au réseau du gaz naturel, choisir les réfrigérateurs les plus économiques en énergie, éviter la conduite irrationnelle et l'utilisation de la voiture pour les courts trajets. L'utilisation de la bicyclette est recommandée vivement.
Ne pas succomber aux envies
Pour ce qui est de la consommation des produits alimentaires compensés, il s'agit de bien en fixer la liste selon les besoins réels de la famille, de conserver le pain et les quantités de repas non consommés au réfrigérateur.
Les consommateurs doivent aussi faire face au phénomène de la vente conditionnée interdite par la loi et exiger l'affichage des prix qui garantit la transparence dans les transactions.
Chaque citoyen doit prendre tout son temps pour faire son choix, comparer et s'assurer des prix. Il doit boycotter les produits qui connaissent une augmentation soudaine des prix et sans aucun prétexte.
Par ailleurs, chaque chef de famille doit préparer son budget pour le mois de ramadan et surtout veiller à ce qu'il ne le dépasse pas.
Quant à la ménagère, elle doit éviter la diversification inutile des plats pour un seul repas et essayer de suivre un régime alimentaire équilibré. Elle doit aussi maîtriser sa consommation en eau notamment quand il s'agit de laver la vaisselle.
Un numéro vert (80 100 300) est à la disposition des consommateurs pour toute information supplémentaire
Oui, mais
Il est, certes, utile de conseiller les citoyens sur l'attitude à prendre pour faire face à la hausse des prix et éviter de tomber dans les pièges des spéculateurs. Il faut, toutefois, les soutenir pour ne pas succomber aux tentations de toutes sortes. Le consumérisme est régi par une culture que les consommateurs sont appelés à modeler suivant leurs vœux. Encore faut-il qu'ils trouvent audience et qu'ils soient suffisamment sensibilisés pour exprimer leur point de vue.
Source"Le Temps" d'aujourd'hui.
_________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Dimanche 24 Aoû 2008 1:12 Sujet du message: |
|
|
Ruée sur les produits de première nécessité
A quelques jours du Ramadan, les ménages ont la hantise de la pénurie et de la hausse des prix...Et puis, il y a la rentrée scolaire et l'Aïd...
Quelques jours nous séparent du mois de Ramadan, ce mois qui revêt une grande importance chez les Tunisiens aussi bien spirituellement que traditionnellement. C'est ainsi que les ménages s'y préparent comme à une grande fête.
Les préparatifs touchent à tout : du grand ménage de la maison jusqu'à l'approvisionnement en denrées alimentaires nécessaires, en passant par le renouvellement de certains ustensiles ou appareils électroménagers pour la cuisine. Ce qui nécessite un grand budget. C'est la tradition qui voit en ce mois saint un autre rythme de vie, une autre façon de vivre toute différente de celle à laquelle on est habitué durant toute l'année. Cependant, pour certains, le Ramadan ne doit pas être l'occasion de dépenses inutiles et c'est le côté spirituel qui doit plutôt prévaloir durant ce mois.
Autre ramadan, autres mœurs ?
En effet, quelques jours ou même quelques semaines avant l'arrivée du mois saint, les familles commencent à consacrer toutes leurs préoccupations pour recevoir ce mois dans les meilleures conditions possibles. C'est surtout les femmes qui veillent à ne rien laisser au hasard ; elles pensent à tout : on les voit dans les souks hebdomadaires pour se ravitailler de toutes sortes d'épices, de fruits secs et d'autres produits de conserve utiles aux tâches culinaires et aux recettes gastronomiques. On les voit également dans les magasins et les grandes surfaces en train de faire leurs emplettes en électroménager, prêtes à changer tous les appareils électriques jugés défectueux ou périmés par l'usage : du simple mixer au four électrique et même le réfrigérateur ou la cuisinière ! Quant aux hommes, ils s'intéressent à certains travaux de réparation ou de peinture, souvent superflus, mais dictés par la tradition, qu'ils font faire et qu'ils doivent achever avant l'arrivée du Ramadan. C'est que ces préparatifs sont effectués dans toutes les régions et les villes du pays, selon les coutumes propres à chacune. Même les habitants des zones rurales se préparent à leur façon à accueillir ce mois saint vénéré par tous !
Il faut dire que de telles traditions persistent encore dans les familles traditionnelles, elles ont tendance à disparaître d'une année à l'autre. Chez les habitants des grandes villes. En effet, certains ménages aujourd'hui, appartenant aux nouvelles générations, semblent ne pas accorder la même attention quant aux préparatifs destinés à ce mois. On voit de moins en moins les jeunes couples se ruer avec engouement sur les denrées alimentaires et d'autres produits de consommation. La plupart de ces jeunes couples préfèrent se ravitailler en produits alimentaires au jour le jour, selon leurs besoins et selon leurs bourses, tant que tous les produits existent en abondance sur le marché. Démarche raisonnable d'autant plus que le prix de certains produits peut varier d'un jour à l'autre et suivant les lieux, à moins qu'il n'y ait des cas de spéculation ou de fraude pratiqués ça et là par des commerçants peu scrupuleux, malheureusement chose très fréquente durant le Ramadan, supposé être le mois de la piété, de la rectitude, de l'entraide et de la probité !
Conjoncture
En cette fin du mois d'août, les supermarchés sont partout témoins d'un afflux énorme de clients venus de toutes parts pour faire leurs stocks en denrées alimentaires pour le mois de Ramadan. Selon les clients et les commerçants avec qui nous avons eu l'occasion de parler, cette affluence s'explique par la crainte d'une hausse possible des prix de certains produits pendant le mois saint. Une demande accrue des produits de première nécessité a été surtout remarquée lors des achats effectués par ces clients, à savoir, les pâtes, le riz, les huiles, le lait, les conserves (tomate, harissa, thon...)
Cette hantise de la hausse des prix est peut-être justifiable par la conjoncture mondiale qui a connu ces derniers mois des augmentations substantielles des prix de certains produits alimentaires (blé, farine, riz...) qui ont eu sans doute des répercussions néfastes sur le pouvoir d'achat des ménages en Tunisie, comme dans la plupart des pays dans le monde. Pour les consommateurs tunisiens, déjà harassés par les multiples dépenses des grandes vacances, ils auront à affronter trois occasions que le destin a groupées en même temps : le Ramadan, la rentrée des classes et l'Aid, tous demandent un budget bien dopé. Une épreuve très dure à affronter par les ménages à un moment où la détérioration du pouvoir d'achat des consommateurs s'intensifie chaque jour davantage suite aux hausses successives des prix des carburants et des denrées alimentaires effectués ces derniers mois. Les dernières statistiques de l'INS indiquent que les prix des produits alimentaires ont augmenté de 9% entre janvier et juin 2008. Le tableau ci-joint nous présente les indices des prix à la consommation familiale, non seulement concernant l'alimentation mais aussi d'autres domaines. La comparaison entre ces indices de juillet 2008 et ceux relevés dans la même période de l'année 2007 fait ressortir une différence notable. Et nous donne une idée sur la cherté de la vie, due à la hausse des prix de plusieurs matières qui n'est pas accompagnée d'une révision des salaires. Des milliers de salariés attendent encore la fin des négociations sociales qui, espérons-le, vont déboucher sur une bonne augmentation des salaires qui puisse mettre un peu d'équilibre dans le budget des ménages. Ce qu'il faut aussi espérer surtout, c'est que les opérations de contrôle se multiplient durant le mois de Ramadan pour mettre fin aux fraudes et aux spéculations de la part de certains commerçants sans scrupule.
Hechmi Khalladi
"Le Temps" d'aujoud'hui. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Mardi 02 Sep 2008 23:20 Sujet du message: |
|
|
Ca tourne à l'obsession
Nous enregistrons lors du mois de Ramadan une grande affluence sur les produits alimentaires. Grandes surfaces, marchés, et différents points de vente sont pris d'assauCa tourne à l'obsession
t depuis déjà quelques semaines.
D'ailleurs, le marché de gros à Bir El Kassâa a ouvert ses portes hier, aux différents commerçants et ce à titre exceptionnel pour mieux assurer l'équilibre et l'approvisionnement en la matière. Ainsi, plus de 800 tonnes de fruits, de légumes et de poisson ont été vendues en plus des deux mille tonnes dimanche. C'est ce qu'a déclaré M. Béchir Nafti, Président Directeur Général de la Société Tunisienne des Marchés de Gros lors d'une conférence de presse tenue hier, au siège de la société. Le mois saint coïncide cette année avec la rentrée scolaire et la fin des vacances d'été qui se caractérisent par des dépenses énormes. Idem pour le mois de Ramadan où le consommateur tunisien n'hésite pas à dépenser abusivement pour satisfaire ses besoins en dépit de la hausse des prix des produits. Mais sera-t-il capable cette année de s'en sortir ?
En prévision du mois de Ramadan, le consommateur tunisien a commencé il y a déjà quelques jours à s'approvisionner en produits alimentaires de façon même excessive. Des longues files d'attentes se dressent devant les caisses des grandes surfaces ainsi que des petits points de vente. Pour assurer l'équilibre en la matière, le marché de gros de Bir El Kassâa a mis les bouchées doubles lors de la dernière semaine du mois d'août (du 26 jusqu'au 31). Au total, 10580 tonnes ont été commercialisées lors des sept derniers jours soit une augmentation de 14 % par rapport à la même période de l'année 2007, dont 5200 tonnes de légumes, 5100 tonnes de fruits. Une nette augmentation a été constatée plus particulièrement au niveau des fruits avec 30 % de plus. Il s'agit en fait de la quantité des dattes qui a été multipliée par deux. 115 tonnes en la matière ont été disponibles dans cet espace contre 55 seulement.
De même, une légère augmentation au niveau de la quantité de poisson a été enregistrée. En fait, 280 tonnes sont commercialisées lors de la dernière semaine du mois d'août contre 240 par rapport à la même période de l'année écoulée. Une importante quantité a été importée de la Libye pour approvisionner le marché.
Idem pour les légumes, soit une augmentation de l'ordre de 8 %. Mais à remarquer que les prix de quelques produits ont grimpé essentiellement les légumes maraîchères (persil, céleri...). Ils se pratiquent à 1 dinar le kg -prix de gros- contre 800 millimes. Cela s'explique par le fait qu'il s'agit d'un produit hivernal.
Saisie de produits alimentaires
Pour ce qui est du contrôle sanitaire, les agents ont saisi hier 11473 kilogrammes de produits, dont 6680 kg de légumes, 4770 kg de fruits et 23 kg de poisson. Un travail supplémentaire a été effectué lors des derniers jours pour contrôler rigoureusement la qualité du produit exposé à la vente à Bir EL Kassâa. En sept jours, 77380 kg de légumes ont été saisis en plus des 1884 kg de poisson et 43300 kg de légumes.
Côté contrôle économique, la direction de tutelle a entamé son travail des jours en avance. Des brigades sont mobilisées pour lutter contre toutes les formes d'infraction. 500 équipes travaillent sur terrain durant 30 jours et ce au niveau de toutes les régions. Ils interviennent au niveau de 70 marchés locaux en plus des marchés de gros dans les différentes zones. Comme de coutume, une ligne verte est à la disposition des consommateurs pour enregistrer leurs réclamations.
Coïncidant cette année avec la saison d'été et la rentrée scolaire, le mois de Ramadan sera certes marqué par le déséquilibre budgétaire de la ménagère sévèrement touchée par la hausse des prix des produits de base. En fait, la moyenne de consommation se multiplie durant ces trente jours à tous les niveaux ; produits laitiers et dérivés, conserves, viandes...Dès lors il importe d'assurer l'approvisionnement périodique et régulier du marché afin de protéger le pouvoir d'achat du consommateur, notamment contre la spéculation.
Les marges de bénéfice lors de la vente à détail, fixées par le décret ministériel doivent également, être appliquées rigoureusement toujours par souci de protection du pouvoir d'achat de Tunisien.
A priori, le ministère de tutelle a-t-il tout prévu. Reste à vérifier si son programme d'intervention sera appliqué à la lettre durant le mois saint ?
Sana FARHAT
"Le Temps" d'aujourd'hui. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 788 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
|
Posté le: Jeudi 04 Sep 2008 0:24 Sujet du message: |
|
|
Les grandes surfaces contribuent-elles suffisamment à la maîtrise des prix ? Au deuxième jour du mois de Ramadan, hier, une visite guidée dans les grandes surfaces de la Capitale Tunis a été organisée par le ministère du Commerce et de l'Artisanat à l'intention d'un groupe de journalistes de la presse nationale pour apprécier de visu la contribution de la grande distribution à la maîtrise des prix.
La démarche ne s'est pas déroulée sans surprise et là où l'on s'y attendait le moins. Car, autant les directeurs de certaines grandes surfaces ont été attentifs à accueillir la délégation de journalistes et à lui fournir toutes les informations demandées, le responsable d'un espace de grande distribution connu s'est excusé de ne pas pouvoir la recevoir, comme il en a absolument le droit, bien qu'elle ait été accompagnée de cadres représentant le ministère du Commerce.
La marge de manœuvre existe
En vertu de conventions conclues, en juin dernier, avec le ministère du Commerce et de l'Artisanat, les grandes surfaces s'étaient engagées à apporter leur contribution à la lutte contre la vie chère, notamment en ce qui concerne les produits de base et les articles de grande consommation et ce, en maintenant leur marge bénéficiaire dans une certaine limite, quelle que soit l'augmentation enregistrée au niveau international, jusqu'au mois d'octobre.
Des opérations de « promotion » sont aussi organisées régulièrement par ces grandes surfaces, particulièrement à l'occasion des grands évènements marquants de l'année, comme la rentrée scolaire et les occasions religieuses.
Ces grands espaces de distribution éditent et distribuent gratuitement des catalogues sur leurs opérations promotionnelles, signalant les produits concernés et les prix appliqués.
Or, à l'opposé des petits détaillants, les grandes surfaces ont le privilège de se fournir en grandes quantités en divers produits, ce qui leur donne le moyen de pratiquer des baisses, sans grands dommages. Ces espaces sont autant de grands acheteurs que de grands vendeurs. Ils ont donc une réelle marge de manœuvre pour agir dans le sens voulu.
La contribution qu'ils apportent à la lutte contre la vie chère est-elle réelle, et si oui, est-elle suffisante ? C'est la question qu'on peut soulever en ce qui les concerne, et il n'y a que leurs propres responsables qui détiennent la réponse exacte, en Tunisie comme ailleurs où le sujet est souvent débattu, notamment dans les pays européens, compte tenu de l'extension fulgurante de la grande distribution que ces pays connaissent, parallèlement à la flambée récente des prix locaux et internationaux.
L'encouragement de la concurrence entre ces espaces reste, toutefois, un moyen efficace pour faire prévaloir l'esprit réel du marché, à leur niveau, et dans ce domaine, il n'y a pas une très grande différence perceptible dans les prix qu'ils pratiquent isolément, même si un certain écart peut être enregistré, en comparaison avec les prix pratiqués par les petits détaillants.
Quelque 160 points de vente sont exploités, dans l'ensemble du pays, par les grandes sociétés de distribution en Tunisie dont certaines, pour diverses raisons, ont su tisser avec le consommateur tunisien des rapports de fidélité, de confiance et de proximité particuliers qui les habilitent à jouer un rôle très positif en matière de distribution et de consommation.
Salah BEN HAMADI.
source"Le Temps" du 03/09/2008 _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|