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ENDETTEMENT

 
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kaid
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MessagePosté le: Lundi 21 Avr 2008 23:36    Sujet du message: ENDETTEMENT Répondre en citant

Dépenses des ménages : L’endettement touche 18,6% de la population active



Alors que les économistes à travers le monde s’alarment des répercussions incontrôlables de la hausse des prix des produits de consommation sur le pouvoir d’achat des citoyens, les résultats des études sur les dépenses des ménages en Tunisie publiées, récemment, montrent que les Tunisiens risqueraient d’être plus vulnérables à cause de leur taux d’endettement sans cesse croissant…







Tunis-Le Quotidien



Les Tunisiens qui ont adopté des habitudes de consommation identiques à celles des populations occidentales se trouvent aujourd’hui confrontés aux mêmes problèmes d’endettement des sociétés de consommation en Occident. Dans ces sociétés, et malgré le fait que le problème de l’endettement ne date pas d’aujourd’hui, on commence toutefois à s’inquiéter de la détérioration du pouvoir d’achat des ménages sous l’effet de la hausse des prix des produits de première nécessité.



Pour le cas des Tunisiens, dont le revenu moyen est de loin inférieur à celui des citoyens occidentaux, les spécialistes estiment que le problème risque de prendre plus d’ampleur.



Lancés dans une nouvelle culture de consommation qui se traduit par le changement des habitudes de dépenses basées sur les crédits, les Tunisiens mènent depuis quelques années un rythme de vie proche de celui des pays les plus développés. Mais si les comportements de consommation témoignent d’une amélioration du niveau de vie, les spécialistes tendent en revanche à se montrer plus sceptiques.



Ces spécialistes ne cachent plus leur crainte que les Tunisiens soient beaucoup plus vulnérables dans cette conjoncture économique internationale marquée par la hausse des prix. Car, au moment où les prévisions alarmistes se multiplient dans le monde suite aux répercussions de la flambée des prix des produits de base sur le pouvoir d’achat des citoyens, les études montrent que le taux d’endettement des Tunisiens évolue dans une courbe croissante.



D’après l’Institut National des Statistiques (INS) qui se réfère aux définitions du Bureau International de Travail, qui évalue la population active en Tunisie à 3 593 200 (chiffres de 2007), 18,6% de la population active sont aujourd’hui endettés.



Pour comprendre la physionomie de cet endettement, les mêmes rapports notent que le montant total des crédits alloués par les banques commerciales a doublé en quatre ans. Ce montant est passé de 3,1 milliards de dinars en 2003 à 6,60 milliards de dinars en 2007. En ce que concerne la nature des crédits, les Tunisiens ont surtout recours aux crédits pour acquérir des biens de confort tels que l’électronique, les produits électroménagers et l’ameublement. Cette tendance s’est trouvée stimulée par les plans de remboursement à long terme que proposent les grandes surfaces et certains magasins. On constate dans ce sens que plus de 80 % des clients de ces commerces ont recours aux crédits pour effectuer leurs achats. Les crédits destinés à la consommation représentent, en somme, 25% des crédits alloués par les banques en 2007.



L’autre principale source d’endettement des Tunisiens concerne les crédits logement. Cette branche de crédits représente quelque 3,5 milliards de dinars en 2007. Il faut souligner alors que 80 % des Tunisiens sont propriétaires de leurs foyers et pourtant, les crédits immobiliers absorbent aujourd’hui environ 40 % des revenus de la population active
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stoufa
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MessagePosté le: Mardi 22 Avr 2008 14:56    Sujet du message: Répondre en citant

Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde c'est une crise pire que celle d'avant la 2eme guerre mondiale l'avenir n'est pas rose ni pour les riches et encore moins pour les pauvres dans le monde.
L’endettement c'est les riches qui l'ont voulus ils ont poussé les gens à la consommation et aujourd'hui ça se retourne contre eux comme l'exemple des banques au usa ou en Europe.
Préparer nous au pire, d'ici un an le prix du baril de pétrole à 200 dollars imaginez vous le reste!
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kaid
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MessagePosté le: Mardi 22 Avr 2008 23:46    Sujet du message: Répondre en citant

stoufa a écrit:
Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde c'est une grise pire que celle d'avant la 2eme guerre mondiale l'avenir n'est pas rose ni pour les riches et encore moin pour les pauvres dans le monde.
L’endettement c'est les riches qui l'on voulus ils ont pousser les gens à la consommation et aujourd'hui ça se retourne contre eux comme l'exemple des banques au usa ou en Europe.
Préparer nous au pire, d'ici un an le prix du baril de pétrole à 200 dollars imaginez vous le reste!


Quelle horreur Stoufa,on doit préparer nos vélos dès maintenant...
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stoufa
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MessagePosté le: Mercredi 23 Avr 2008 9:59    Sujet du message: Répondre en citant

kaid a écrit:
Quelle horreur Stoufa,on doit préparer nos vélos dès maintenant...

Oui kaid dès maintenant parce que demain la demande des vélos va augmenté et le prix risque de doubler.
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kaid
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MessagePosté le: Jeudi 24 Avr 2008 0:05    Sujet du message: Répondre en citant

Si on change un peu de nos habitudes,ça fera du bien sur tous les plans,sportif,ecologique,economique...
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Nasnoussa
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MessagePosté le: Jeudi 24 Avr 2008 9:54    Sujet du message: Répondre en citant

kaid a écrit:
Si on change un peu de nos habitudes,ça fera du bien sur tous les plans,sportif,ecologique,economique...

c'est facile à dire et à faire quand on habite à monastir Kaid. c'est petit et c'est un réel plaisir de faire de la marche pour aller à son travail ou faire ses courses.
Avant quand j'habitais à monastir je faisais beaucoup de marche parce que tout est à proximité, mais ici c'est pas du tout évident!
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MessagePosté le: Jeudi 24 Avr 2008 20:18    Sujet du message: Répondre en citant

J'espère qu'avec l'augmentation du prix du pétrole les entreprises vont réaménager leur produit et notamment diminuer l'emballage pour un produit. Et peut être que les gens changeront de mode de vie et que ce sera l'occasion de développer les transports en commun...
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kaid
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MessagePosté le: Dimanche 27 Avr 2008 10:56    Sujet du message: Répondre en citant

Economie mardi 29 janvier 2008


Endettement des ménages
Spirale dépressive ?
La société tunisienne passe par une période de surcroît de consommation. Une dynamisation de la demande nationale accompagnée par une saignée d'endettement.



Les dépenses familiales ont tendance à dépasser les revenus des ménages tunisiens et les crédits à la consommation suivent une courbe ascendante. La croissance économique génère un cercle bouclé d'accroissement de la production, de recrudescence de la demande, d'une amélioration des revenus et d'une relance de la croissance. Un effet multiplicateur de la demande qui pose actuellement la dangereuse inadéquation entre les revenus et les besoins de consommation. Le fléau de l'endettement des ménages suit le même rythme que celui de la consommation. Un mal nécessaire qui répond aux besoins croissants de consommation mais qui nécessite une régulation continue pour contourner les effets pervers de l'affluence de l'endettement sur les équilibres macro-économiques mais aussi sur la solvabilité des crédits bancaires.



Les crédits de logement, les crédits pour l'acquisition de véhicules, les crédits de consommation...la liste est longue et le ménage tunisien se trouve entre l'enclume et le marteau. On parle d'un surendettement des ménages qui à ce rythme là s'enlissent dans un cercle vicieux de crédits et d'annuités de remboursement. Un contrôle des flux des crédits non professionnels est indispensable.

L'endettement des ménages et le volume des dépenses suivent une même cadence. La moyenne des dépenses pour un ménage tunisien est estimée à 8211 dinars, soit une moyenne de dépense évaluée à 1820 dinars par personne. Selon l'enquête élaborée par l'institut National de la Statistique (INS) et durant le quinquennat 2000-2005, la moyenne des dépenses par personne a enregistré un taux de croissance de 6,5% à prix courants et de 3,8% à prix constants. La structure des dépenses a connu durant les cinq années citées comme des références des modifications. Le taux de croissance des dépenses de consommation alimentaire connaît un ralentissement par rapport aux dépenses de consommation en télécommunication. La part des dépenses alimentaires est passée de 40% en 1990 à 34,8% en 2005, soit un taux de croissance moyen de 4,7%. Concernant les dépenses de consommation, elles sont passées de 0,5% en 1990 à 3,7% en 2005, soit un accroissement de 34,9%. Par ailleurs, en passant de 22% à 22,8% du total des dépenses de consommation, les dépenses allouées à la catégorie « logement » ont quasiment préservé le même rythme.

L'endettement global des particuliers auprès du système bancaire et des caisses de sécurité sociale s'élève à 6,5 milliards de dinars à la fin octobre 2007 reflétant une maîtrise et une retenue appréciable en terme de consommation. L'endettement des ménages est ventilé en crédits de logement, de véhicules, de prêts universitaires et de crédits à la consommation courante. Le volume des crédits est passé de 3.073.041 mille dinars à 5.756.878 mille dinars. Et les crédits consentis pour le financement de l'habitat se taillent la part du lion des crédits non professionnels alloués par les institutions bancaires aux particuliers.



Il va sans dire que l'impulsion de la consommation nationale et par ricochet l'ascension des crédits de consommation et donc de l'endettement des ménages, contribuent à la dynamisation de la croissance économique. Une dynamique qui n'exclut pas les risques de déstabilisation micro et macro économiques liés à la pression du phénomène du surendettement sur les ménages, et son impact sur le pouvoir d'achat des consommateurs mais aussi sur l'accroissement des crédits bancaires non performants.

En fait, les besoins de consommation additionnels et l'évolution du niveau de vie imposent aux ménages le recours aux crédits bancaires pour financer leurs dépenses. Dans une économie d'endettement, le phénomène est loin d'être anormal. Mais la gestion du portefeuille des crédits de consommation doit prendre en considération la capacité de remboursement des ménages de manière à éviter l'affluence des crédits non performants et d'altérer en conséquence les sources de financement de l'économie.

Yosr GUERFEL :Le temps du 29/01/08
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kaid
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MessagePosté le: Vendredi 02 Mai 2008 19:04    Sujet du message: Répondre en citant

Endettement des familles
49 millions de dinars de retards… de paiement

L’évolution constante de la société tunisienne dans sa transition vers le modèle du nord de la Méditerranée, l’atomisation prononcée des familles et le magnétisme des nouvelles valeurs de positionnement social, conjugués aux appâts jetés par des argentiers —parfois vicieux— ont créé des situations intenables, et de paisibles citoyens et d’honnêtes gens, chefs de famille de surcroît, se trouvent pris au piège de la surconsommation et du surendettement… pour tomber si bas qu’ils se retrouvent au ban de la société.La spirale les prend de court et les châteaux en Espagne qu’ils croyaient pouvoir construire en s’endettant à gauche et à droite, tombent comme des châteaux de cartes.
Où en sont les familles tunisiennes en matière d’endettement?
Peut-on trouver des garde-fous pour les protéger du risque de «banqueroute» et son lot de déchirement du lien familial sacré ?
Quel avantage derrière les achats à crédit ?
Quelle est la frontière entre l’endettement et le sur-endettement ?
Que faire, en fin de compte ?
Les institutions ont-elles un rôle à jouer ?
Plus de questions que de réponses.
La quarantaine, marié, trois enfants, habitant un «S+2» au deuxième étage d’un de ces immeubles pimpant neuf, une voiture 4CV servant davantage pour déposer de bonne heure le bébé à la crèche et les deux autres enfants à l’école et au collège, à charge de l’épouse de se débrouiller une heure l’après-midi pour ramener le bébé de la crèche et entamer la corvée du soir en attendant le retour du mari entre 20h et 21h…
Ce portrait robot d’une famille moderne est très fréquent.Mais dès qu’elle commence à comptabiliser les traites chaque fin de mois, elle se retrouve systématiquement dans la déprime.Et pourtant, le chef de famille est un cadre supérieur, l’épouse est une institutrice dévouée.
RESISTER SANS LIMITES ?
Les campagnes de publicité télévisuelles les harcèlent. Résister a ses limites.La modicité de la première traite allèche ce couple si soudé.Un achat, deux, trois et le chéquier va en morceaux… Quelques mois après ils ne s’en sortent plus.Même le DAB leur refuse quelques billets de vingt ou de trente dinars.
Ce comportement tout à fait plausible a-t-il atteint des proportions préjudiciables pour la société et l’économie tunisienne?
Il apparaît des données chiffrées fournies par Mme Faiza Feki, directrice à la centrale des risques à la Banque centrale de Tunisie, à l’occasion d’une rencontre-débat organisée sur l’endettement des ménages, le 6 mai, que «l’endettement global des particuliers en Tunisie s’est élevé, au 31-21-2002, à 2,5 milliards de dinars dont 1,5 milliard de dinars pour le logement et 0,9 milliard de dinars pour des besoins urgents dictés par la vie de tous les jours des ménages».Le solde est utilisé pour financer l’achat de voitures, de matériaux de construction et d’équipements.
2 % d’impayés
A-t-on mesuré les retards… de paiement ?
Les impayés s’élèvent, selon la même source, à quarante-neuf millions de dinars.Ce qui représente 2 % du total des créances.Nous sommes encore loin de la ligne jaune.
Sur une population de trois millions quatre cent mille personnes titulaires d’une source de revenu, donc actives, à peine cinq cent mille personnes ont contracté des crédits à la consommation.Leur proportion s’élève à 14,7 %.
En termes financiers, il faudra se référer à la masse salariale.
Celle-ci s’élève à onze milliards trois cent mille dinars au terme de l’année 2002. Rapporté à cette masse de salaires circulant dans l’économie, le volume de l’endettement global des particuliers a atteint la proportion de 22 %.
Dans ce monde les Américains sont aussi endettés
A titre de comparaison, le taux emprunts/revenus des ménages est au-delà de 100 % au Canada et supérieur à 90 % aux Etats-Unis.
La comparaison entre les pays est peu crédible, même si elle peut expliquer une partie de la vérité.Nos systèmes et nos mentalités sont si espacés l’un de l’autre…
En Tunisie, les caisses sociales et les institutions financières accordent des crédits à la consommation.
L’Etat, selon M.Taoufik Baccar, ministre des Finances (séminaire sur les «relations banques-entreprises» du 6 mai à Hammamet) a diminué les taux d’intérêt bancaire de six points en dix ans.
Le rôle central des banques
Les banques dopent la consommation par les facilités d’octroi de crédits.Une démocratisation de l’accès au crédit est instituée.Une simple formalité de «domiciliation de salaire», sans préjuger des avances sur salaire que toucherait au cours du mois le salarié en question, permet d’avoir deux mille à trois mille dinars de crédit…
Qui est habilité à tracer la frontière entre un bon endettement (nécessaire pour la machine économique) et un surendettement (préjudiciable à tout le monde) ?
Les pouvoirs publics ont créée «le fichier des crédits» aux particuliers.
Il est en application depuis novembre 2002.
C’est un gage moral de transparence entre prêteurs et clients… pour une honnête appréciation du risque d’insolvabilité.
Comme certains ont pratiqué l’usure, les autorité ont promulgué une loi fixant le «seuil d’usure que les créanciers ne doivent, en aucun cas, dépasser». Un garde-fou en plus pour nous protéger des abus.
Tout en respectant la vie privée des citoyens, le «fichier des crédits» est alimenté par les banques, les entreprises légalement habilitées à donner des crédits et les commerçants…
Le recours au crédit, la charge mensuelle de remboursement et l’identité de l’emprunteur deviennent choses connues…
Est-ce suffisant pour assainir la situation.
La pratique le montrera.

Hassine BOUAZRA :Tunis Hebdo.

















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