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kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 914 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
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Posté le: Jeudi 05 Juin 2008 17:31 Sujet du message: |
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Biocarburants et subventions: le sommet de la FAO vers un accord a minima
Les 193 pays participant au sommet de la FAO à Rome bouclaient leurs travaux jeudi avec une déclaration finale qui devrait les engager à lutter "par tous les moyens" contre la crise alimentaire, mais sans trancher les épineuses questions des subventions et des biocarburants.
Ce document faisait encore l'objet de négociations "laborieuses" à la mi-journée, selon des responsables de la FAO. Il doit être adopté et publié dans l'après-midi, avant une conférence de presse prévue vers 17H00 (15H00 GMT).
"Nous sommes optimistes, les derniers développements montrent qu'un consensus se dégage, en particulier sur les biocarburants", a cependant affirmé une source proche de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Ce consensus se limiterait en fait à la mise en place d'un "système d'évaluation" des biocarburants "afin de mieux connaître l'impact des bioénergies sur la sécurité alimentaire", a indiqué jeudi matin Kieth Wiebe, chargé du développement agricole à la FAO.
Les bioénergies, accusées d'avoir contribué à faire grimper les prix des denrées, ont été l'un des sujets qui ont dominé les trois jours de débats, les Etats-Unis et le Brésil, principaux producteurs mondiaux, les défendant avec acharnement.
Autre grand sujet de controverse, les politiques commerciales (subventions, restrictions à l'exportation), accusées de défavoriser les pays pauvres en créant des distorsions de marché.
D'après des sources proches des négociations, les pays se sont mis d'accord sur une formule a minima en faveur d'un commerce agricole "plus équitable".
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui a lancé mardi les travaux du sommet a dénoncé les "politiques alimentaires qui appauvrissent les voisins" et appelé les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à trouver rapidement un accord de libéralisation du commerce agricole.
Plusieurs pays d'Afrique, des ONG, et les chefs de l'OMC et de la Banque mondiale ont également appelé lors du sommet à l'abandon de ces politiques, tandis que l'Union européenne a défendu bec et ongles la Politique agricole commune (PAC).
Selon un projet de déclaration obtenu par l'AFP, les pays devraient s'engager à lutter "par tous les moyens" contre la crise alimentaire, qui touche de plein fouet les pays les plus pauvres et a provoqué des émeutes en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie.
"Ils devraient aussi promettre plus d'investissements dans le secteur agricole afin d'augmenter la production et la productivité", selon un responsable de la FAO, sous couvert de l'anonymat.
Selon l'ONU, la production doit augmenter de 50 % d'ici 2030 pour faire face à la demande, ce qui exigera un effort financier de 15 à 20 milliards de dollars par an.
Environ 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde et la crise actuelle met en danger 100 millions de personnes supplémentaires.
"Cela marquerait un pas important, signifiant que l'agriculture ne sera plus négligée et redeviendra une priorité", souligne la même source.
Alors que de nombreux représentants de la communauté internationale ont souligné la nécessité d'aider les petits agriculteurs, ces derniers ont été très critiques à l'égard du sommet.
"Nous avons été exclus de la conférence alors que nous faisons partie de la solution. Si on continue sur ce modèle on ira droit dans le mur", a condamné Flavio Valente, membre d'une association qui a participé à une sommet parallèle d'ONG et de petits exploitants.
Le président du Fonds pour l'Agriculture et le développement (Fida) Lennart Bage s'est de son côté félicité des contributions annoncées pendant la conférence.
"Sans des investissements à long terme (...), la lutte contre la crise alimentaire sera vouée à un échec", a-t-il toutefois averti.
La Banque islamique de développement (BID) a notamment annoncé un don d'1,5 milliard de dollars.
Source: "A.F.P."du 05/06/08 _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
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stoufa Administrateur


Inscrit le: 07 Nov 2006 Messages: 1157 Localisation: Lille FR.
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Posté le: Jeudi 05 Juin 2008 19:12 Sujet du message: |
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| kaid a écrit: | | "Nous avons été exclus de la conférence alors que nous faisons partie de la solution. Si on continue sur ce modèle on ira droit dans le mur", a condamné Flavio Valente, membre d'une association qui a participé à une sommet parallèle d'ONG et de petits exploitants. |
Si les représentants des petits exploitants sont exclus alors qu'ils sont plus prêt de la population cela veux dire encore une fois c'est pour les gros. |
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kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 914 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
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Posté le: Samedi 14 Juin 2008 0:01 Sujet du message: |
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Source"LeTemps" du vendredi 13 juin 2008
L'hydrogène
l'avenir de la voiture
Pierre Beuzit, ex-directeur de la recherche chez Renault de 1998 à 2005 et actuellement président d'ALPHEA HYDROGENE (Réseau européen et Pôle de compétence sur l'hydrogène et ses applications) argumente l'indispensable passage à l'Hydrogène et l'abandon du pétrole à l'ère dupic des prix de l'énergie.
Son raisonnement est le suivant : l'abandon du pétrole, qui a permis le fantastique développement de l'automobile, est inéluctable. Pour le remplacer tout en assurant à l'industrie automobile un développement durable, l'hydrogène offre des perspectives intéressantes. Vecteur d'énergie disponible en quantité inépuisable, il est présent dans nombre de produits courants - dont l'eau.
Le véhicule du futur sera électrique, donc silencieux et non polluant : son moteur ne rejettera que de la vapeur d'eau, qui pourra être réutilisée.
M.Pierre Beuzit retient l'année 2015 comme celle du début de la production de masse d'automobiles fonctionnant à l'hydrogène, précisant toutefois que les premières voitures fonctionneront avec des carburants classiques comme l'essence, le diesel ou les biocarburants. Mais, à bord, un nouvel appareil, appelé réformeur, pourrait les transformer en hydrogène, lequel alimenterait une pile à combustible. La propulsion deviendrait ainsi entièrement électrique, et la consommation de carburant passerait des 6 litres aux 100 km atteints par les voitures actuelles, à 3 litres. Cela marquerait le véritable démarrage de la voiture électrique, dont les batteries ne garantissent aujourd'hui qu'une autonomie limitée, prévoit M. Beuzit.
Il n'en demeure pas que cette solution ne peut être que transitoire, puisqu'elle ne rompt pas la dépendance au pétrole ou aux biocarburants. Elle ne supprime pas non plus la pollution, puisque la voiture continue de produire du gaz carbonique lors de la transformation du carburant en hydrogène. Mais le recours au réformeur, dans un premier temps, présentera des avantages. Avec ce dispositif, précise-t-il, on évite tout d'abord la question problématique du stockage de l'hydrogène à bord de la voiture. Avec 1 kg d'hydrogène, on peut parcourir environ 100 km, mais ce kilo, à la pression atmosphérique, occupe un volume de.11 m3. D'où la nécessité de comprimer fortement le gaz ou de le réfrigérer, ce qui consomme de l'énergie. Le réformeur permet, par ailleurs, de différer la mise en oeuvre du nouveau réseau de distribution grâce auquel l'hydrogène sera disponible dans les pompes à essence. Une perspective qui ne devrait pas, compte tenu des obstacles à franchir, être réalisable avant 2020 ou 2025.
Grâce au « réformeur »...
Le réformeur, pas plus gros qu'une valise, tient dans l'emplacement de la roue de secours, et les moteurs électriques peuvent être intégrés à chaque roue. Ce qui laissera une grande liberté aux concepteurs. L'hydrogène offrant une source abondante de courant à bord, il alimentera de nombreux appareils. La voiture de demain pourra être construite comme un petit salon, comprenant des fonctions de communication, d'audio et de vidéo, mais aussi un réfrigérateur et un four à micro-ondes. Il se créera ainsi une continuité entre la vie chez soi et la vie en voiture, d'autant plus évidente que celle-ci sera devenue silencieuse. L'électrification de l'automobile transformera également des fonctions comme l'accélération, le freinage et la direction assistée. Les pédales ne servant plus à rien, elles pourront disparaître. De même le volant pourra-t-il être remplacé par un manche à balai (comme ceux utilisés dans les jeux vidéo), situé n'importe où dans l'habitacle.
LM _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
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kaid Directeur G. Adjoint


Inscrit le: 06 Déc 2006 Messages: 914 Localisation: Skanès/Monastir/Tunisie
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Posté le: Samedi 14 Juin 2008 15:32 Sujet du message: |
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IDE / Xe édition du Forum de Carthage (12-13 juin)
Entretien avec M.Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement économique et de la Coopération internationale
Objectifs : doubler l'investissement pour la création d'emplois et l'amélioration des revenus
A la veille de la Xe édition du Forum de Carthage sur l’investissement, un examen du dossier s’impose, surtout dans un contexte mondial caractérisé par la flambée des prix du pétrole et des matières premières. M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement économique et de la Coopération internationale, a bien voulu nous donner des éclaircissements.
Interview
En termes de captation des flux d’IDE, l’après forum de Carthage et le suivi des investisseurs potentiels est primordial…
Le fait que nous ayons maintenu ce rendez-vous pendant dix ans et avec tout le travail qui a été consenti en amont et en aval, nous avons pu changer totalement l’image du pays en tant que site privilégié pour les affaires et l’investissement. C’est désormais un rendez-vous tout à fait important, bien connu mondialement et cela a contribué à faire connaître la Tunisie dans le monde des affaires.
Certes, le forum est un rendez-vous annuel, mais l’effort d’attraction des investissements est un effort qui s’étale sur toute l’année par le biais des structures chargées de capter les IDE en l’occurrence la Fipa et d’accompagner les investisseurs dans les multiples phases de l’installation et du démarrage de l’activité.
Cela dit, la Tunisie attire maintenant plus de 2.150 millions de dinars d’investissement direct étranger ce qui est un record dans la région si on calcule le rapport au nombre de la population. Grâce à ces réalisations, nous avons carrément doublé notre volume d’investissement au cours de ces trois dernières années pour le porter à plus de 4,5% par rapport au PIB.
De plus, nous avons pu capter une nouvelle génération d’investissements innovants avec des projets qui génèrent jusqu’à 3.000 emplois et plus par unité dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme les composants auto. Nous sommes parvenus également à orienter de tels projets vers les régions intérieures prioritaires du pays.
Le Forum était organisé sur un thème général : désormais l’on cherche la valeur ajoutée, on essaye de faire valoir un thème particulier, des panels, des tables rondes.
Budgétairement parlant, quels sont nos besoins en investissements extérieurs propres à résorber le déficit et à venir en appui au financement de l’économie nationale ?
Notre objectif est que l’investissement représente le quart du PIB. Nous sommes actuellement à 23,5%. Cela dit, l’investissement n’est pas une fin en soi.
Nous sommes un pays qui ne dispose pas d’autres ressources et nous voulons par le biais de l’investissement augmenter le revenu du citoyen, augmenter la productivité et la création de postes d’emploi. La réduction du taux de chômage passe donc nécessairement par une significative amélioration de la productivité. Notre schéma économique pour les 5 à 10 prochaines années à venir est basé sur un modèle de croissance qui est assez équilibré où l’investissement est un facteur déterminant.
Pour y arriver, nous nous sommes fixés certains objectifs à savoir doubler le volume de l’investissement extérieur.
En dépit d’une conjoncture internationale marquée par la flambée des cours du pétrole et des matières premières ?
Il est évident que nous subissons de plein fouet cette conjoncture défavorable. Mais heureusement que nous avons terminé l’année dernière avec un taux de croissance de 6,5%, ce qui nous a permis de contenir les effets de cette conjoncture pour le moment.
Il est vrai cependant que face à cette conjoncture nous n’avons d’autres choix que de maintenir le cap de la croissance autour de 5,8 pour l’année 2008 et ce en dépit des fluctuations en cours.
Dans ce contexte, le système de subvention est-il viable ?
Les coûts des facteurs de production sont déjà affectés étant donné les répercussions de la flambée du prix du pétrole sur les autres secteurs. Heureusement que pour les denrées alimentaires, on produit 85% de nos besoins. Mais nous importons, quand même une bonne partie de nos besoins et cela exerce une pression évidente sur le budget de l’Etat.
Ceci dit, nous avons jusque-là procédé à des réajustements tout à fait raisonnables et l’on n’a pas voulu répercuter ces augmentations sur les prix locaux. Mais c’est le budget de l’Etat qui en assume la grande partie. Aujourd’hui, le budget de l’Etat consacre 3 milliards 700 millions de dinars à la compensation, soit 7% du PIB dont les 2/3 sont destinés aux produits d’énergie. C’est énorme, mais le maintien de ces subventions à la charge de l’Etat est commandé par un souci de préservation de la compétitivité de l’entreprise et du pouvoir d’achat du citoyen.
Cependant, notre riposte se base sur deux axes : le maintien du niveau de croissance pour générer plus de revenus et plus d’emplois parallèlement à un développement significatif d’une culture de la maîtrise de la consommation.
Il faut savoir que quand on avait établi le budget de l’Etat, le prix du baril du pétrole était à 70 dollars avec une hypothèse de 80 dollars. Aujourd’hui, il est à 138 dollars. Chaque dollar de plus c’est à peu près 27 millions de dinars, c’est donc un milliard de plus par rapport à ce que le pays a prévu.
Il y a deux ans, le volume de la subvention était inférieur à 1% du PIB, maintenant, on est à 7% du PIB. On est tout à fait conscient qu’avec un volume aussi important de la subvention, il ne sera pas du tout facile de continuer avec la même option car cela risque de se faire aux dépens d’autres choses.
On essaye donc de maintenir la subvention dans des proportions raisonnables car notre politique est de préserver le pouvoir d’achat des catégories vulnérables.
Cependant, la population tunisienne, et c’est du reste fort légitime, a besoin d’améliorer ses conditions de vie, son revenu, de trouver un emploi. C’est à cette fin qu’il faut augmenter la croissance, et pour augmenter la croissance, il faut investir dans l’éducation, dans la formation, dans la technologie, dans l’infrastructure etc.
Mais pour cela il faut trouver les ressources mais on ne va pas s’endetter parce qu’on n’en a pas la capacité sauf à vouloir hypothéquer l’avenir au présent. Donc, la meilleure option serait de chercher à réduire le volume de la subvention à travers une plus grande économie des dépenses, notamment par le biais de la rationalisation de la consommation de l’énergie.
Sur le plan macroéconomique, il faut que le dénominateur augmente plus que le rémunérateur et que le PIB croît plus rapidement que les dépenses. Il s’agit aussi d’augmenter la croissance, consommer moins, assurer une meilleure contribution de la productivité du travail (une meilleure utilisation de la technologie, une meilleure intégration de l’économie, une meilleure répartition du travail) et celle du capital.
Jusqu’à maintenant nous avons procédé à des réajustements de manière très raisonnable.
En effet, l’écart entre augmentation des revenus et augmentation des prix est resté très positif. A fin mai, l’augmentation des prix était de 1,4%. Il est vrai que par ce qu’on a hérité de l’inflation de l’année dernière, qu’on est à 5%, mais il ne faut pas oublier qu’on a commencé l’année à 5,9%. Ce qui veut dire qu’on est parvenu quand même à réduire la pression des prix. Certes, on n’est pas habitué encore à 5% mais le revenu moyen du Tunisien augmente aujourd’hui de 5 à 6% l’an, tandis que les salaires augmentent de 5,4 à 6,4% l’an.
Le défi est donc de préserver cet écart positif entre augmentation des revenus et augmentation des prix. Mais avec cela, il faut veiller à rationaliser la consommation et inculquer au Tunisien une culture de l’économie.
C’est un peu un revirement au niveau des ressorts de la croissance puisque jusqu’ici, la demande intérieure était considérée comme étant une source principale de la croissance…
La consommation est toujours une bonne chose à condition qu’elle reste dans des proportions acceptables. Jusqu’à maintenant, le rythme de la consommation est resté inférieur à celui du revenu. Donc l’on génère plus de revenus dans le pays que l’on en consomme. Mais il faut aussi consommer moins pour augmenter l’épargne. Il est à signaler que l’épargne représente aujourd’hui 23% du PIB, mais que plus d’épargne signifie moins d’endettement et un meilleur financement.
Malgré les bonnes performances de l’investissement au niveau national, certaines régions intérieures semblent encore en deça de leurs véritables potentialités. De quelle manière peut-on corriger cette tendance ?
Il y a certaines régions qui ont bénéficié de l’élan de l’investissement et d’autres non et ce pour des raisons de compétitivité. Le premier handicap étant l’éloignement, l’absence d’avantages et de compensation au surcoût qui découle de l’éloignement a entravé l’investissement.
À présent, on a défini un nouveau système d’incitation. En effet, avec la nouvelle loi sur l’initiative économique, on a voulu corriger ces anomalies, ce qui nous a conduit à réviser la carte régionale des incitations. On a identifié trois groupes géographiques au lieu de deux auparavant et les grands avantages ont été accordés aux zones éloignées. Il y a en effet une différence palpable et substantielle entre ce qui est accordé à celui qui investit dans une zone proche des côtes et entre celui qui investit dans les zones éloignées.
Sur un autre plan, le Président de la République a annoncé un plan ambitieux de requalification de l’infrastructure. Pour la première fois, avec l’autoroute du Nord-Ouest qui va arriver jusqu’à Bousalem et l’Algérie, toutes les grandes routes du Nord-Ouest vont être reliées via une voie expresse à l’autoroute avec deux fois deux voies.
Le fait de l’annoncer a capté l’intérêt de beaucoup d’investisseurs qui comptent investir dans ces régions. D’ores et déjà nous avons des projets pour une moyenne de 50.000 nouveaux emplois dans des gouvernorats comme Le Kef, Jendouba, Béja, Kairouan, Siliana, Gabès et Tataouine et des efforts sont déployés pour étendre cette dynamique à Gafsa.
Grâce à cette nouvelle politique, qui a trois dimensions axées sur une meilleure répartition des incitations pour compenser le surcoût généré par l’éloignement de ces zones, une infrastructure moderne et une main-d’œuvre qualifiée et disponible, notre objectif est d’arriver à ce que 25% de l’investissement soient dédiés aux régions.
Actuellement, les régions totalisent un volume de près de 14% à 15%de l’investissement pour une population, faut-il le rappeler qui ne représente guère plus de 25% et 30% de la population totale.
Certains économistes émettent des réserves quant à la capacité d’absorption d’autant d’investissements à la fois : Préatoni, Boukhater, Sama Dubaï, etc.
Déjà en termes d’investissements, nous n’avons pas encore atteint le seuil des 30%, pour que ces investissements présentent un risque de non absorption.
De plus, il faut signaler que le calendrier de réalisation de ces projets s’étend sur une grande période allant de10 à 15 ans, donc graduellement.
Cependant, il faut se rendre à l’évidence qu’on n’a pas le choix puisque notre schéma de croissance pour la période à venir préconise une augmentation importante des investissements, d’où la mobilisation d’autant d’investissements.
Sur un autre plan, ces investissements vont profiter à plusieurs régions du pays, au nord comme au sud et au centre. Et sachant que nous avons un besoin de plus d’un million d’emplois pendant les dix prochaines années, nous avons exigé que la priorité soit donnée à la main-d’œuvre tunisienne.
De même, nous avons exigé certaines conditions, à savoir la nécessité que ces projets soient réalisés sur des bases saines et solides, qu’ils ne se limitent pas à des projets immobiliers mais qu’ils soient productifs, créateurs d’emploi, créateurs de valeur, contribuent à améliorer le site Tunisie, à améliorer la capacité à attirer des investissements extérieurs, à pousser l’économie tunisienne vers une économie de service à plus grande valeur ajoutée et à améliorer l’environnement d’affaires dans le pays. Tous ces facteurs auront indéniablement des retombées positives sur le pays et sur notre économie.
Interview réalisée par Jawhar CHATTY et Chokri BEN NESSIR
"La Presse de Tunisie" d'aujourd'hui. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
( Chamfort ) |
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kaid Directeur G. Adjoint


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Posté le: Samedi 14 Juin 2008 15:47 Sujet du message: |
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Céréales
L’heure est au volontarisme
La Presse — La tempête qui ne cesse de souffler sur l’économie mondiale affecte par pans entiers des secteurs et des activités que l’on croyait à l’abri de tout soubresaut, de quelque nature que ce soit.
Une envolée en appelant une autre,voilà qu’en parallèle à la hausse vertigineuse des cours du pétrole, se confirme, à peu près dans les mêmes proportions et avec les mêmes menaces sur le développement de la plupart des pays émergents, une envolée sans précédent des prix des produits de consommation de base. Une réelle flambée, là aussi. Car, dès le premier semestre 2007 et à la date du 10 juin 2008, les cours du blé dur, du blé tendre, de l’orge et des huiles végétales ont tout simplement plus que triplé, faisant peser sur le monde d’aujourd’hui la menace d’un «tsunami alimentaire» dont le récent Sommet mondial de la FAO à Rome a soupesé les graves conséquences qui se traduisent, d’ores et déjà, par des tensions sociales, en Afrique surtout, et par des relents de famine.
Est-ce là une crise qui se dessine inexorablement ou n’est-ce qu’une parenthèse suscitée par des distorsions au niveau de l’offre ?
Le fait est - et pour concevoir une genèse de cette tension - que depuis la campagne de 2005 l’équilibre entre l’offre en céréales et en huiles végétales et la demande a été bel et bien rompu. Les stocks commençaient, alors, à fondre comme neige sous soleil, jusqu’au début du raclage des fonds des silos et des réservoirs dès 2007 et les premiers mois de l’année en cours.
Situation qui contrastait avec le trop-plein du grenier qui prévalait jusque-là et qui tirait vers le bas les cours mondiaux des céréales notamment. Certes, l’abondance, ou plutôt la surabondance, de l’offre et la menace d’érosion subséquente n’étaient pas pour arranger les pays producteurs qui, illico, donnèrent un sérieux coup d’arrêt à l’extension des emblavures. Dans certains pays, le domaine agricole devint même une sorte de peau de chagrin, cependant que la demande stimulée par l’étonnante stagnation des prix montait en flèche, donnant à percevoir çà et là l’émergence de nouveaux comportements marqués du sceau du gaspillage. Qui mieux est, des pays comme la Chine et l’Inde s’étaient mis de la fête pour ainsi dire, en incluant dans leurs menus nationaux diverses céréales jusque-là ignorées parce que supplantées ancestralement par le riz. Voilà, d’emblée, la moitié de l’humanité qui sous peu s’alimentait exclusivement de «basmati» se mettait à la semoule et aux pâtes !…
Cependant et de manière insidieuse, la hausse incessante et émaillée de records à n’en plus finir du pétrole pénalisait gravement l’activité agricole, de plus en plus mécanisée et, partant, énergivore. Du coup, s’installait, dès 2007, une interactivité entre la consommation d’énergie et la production agricole.
La versatilité des conditions climatiques qui gratifient à ce jour de sécheresse des régions du monde réputées pour leur fertilité ou, au contraire, d’inondations d’autres régions semi-désertiques ou carrément désertiques, ajoute à la «beauté» du tableau. Conséquence : les récoltes de céréales (donc la production d’huiles végétales extraites à partir de graines de soja…) ont flanché en quantité et en qualité. Catastrophique fut la récolte de céréales de 2006, en Argentine, en Australie, en Russie et dans une grande partie des Etats-Unis d’Amérique où les gouvernements ont réduit les exportations, mettant à mal l’offre mondiale qui ne tend pas à décélérer, tant s’en faut.
Rififi sur les cours mondiaux
Cerise sur le gâteau : l’engouement incontrôlé pour les biocarburants (plus qu’une simple mode), une sorte de fièvre globale, acheva de réduire les stocks et les marchés à la portion congrue, des marchés somme toute impréparés à cette extrémité.
Car — l’eût-ont seulement imaginé même dans un scénario catastrophe ?— les prix des céréales et des huiles connaissent une hausse pour le moins vertigineuse.
Ainsi, le blé dur, cédé à 200 dollars la tonne jusqu’en juin 2007, a vu son prix grimper à 770 dollars et sans crier gare, pour se fixer, début juin 2008, à…859 dollars US la tonne. Un véritable chef-d’œuvre d’envolée dont l’on ne revient pas encore.
Participant à la même valse, avec une intensité et une magnitude légèrement moindres, le blé tendre ébauche pratiquement la même tendance : de seulement 155 dollars la tonne jusqu’en juin 2007, son prix passe abruptement à 408 dollars la tonne, actuellement.
L’orge n’est pas en reste qui voit son prix galoper de 140 dollars la tonne à 395 dollars et à 386 dollars présentement.
Sous l’impact de ces hausses successives, les prix des huiles végétales adoptent cette même fière allure, passant coup sur coup de seulement 515 dollars au 1er semestre 2006 à 1.086 dollars au second trimestre 2007 puis à…1.500 dollars la tonne en juin 2008. Désormais, tous les analystes des marchés s’accordent à affirmer que, excepté de très courtes accalmies, ces cours repartiront à la hausse, tant sont éminemment marquantes et pour toujours, semble-t-il, les augmentations des prix de l’énergie et les fluctuations des marchés. Des fluctuations structurelles, affirment-ils de concert.
Ici et maintenant, la belle métaphore développée par un éminent économiste selon laquelle «un battement d’ailes à Hong-Kong peut se transformer en une tornade à New York» se vérifie plus que jamais.
Peu rassurantes sont, de ce fait, les perspectives qu’offrent en l’état des choses les cours des matières de consommation de base.
Et la Tunisie dans tout cela ?
Dépendante pour 92% des quantités d’orge distribuées par l’Office des céréales, 85% des quantités de blé tendre utilisé dans la fabrication du pain et 33% du blé dur destiné à la fabrication de la semoule, des pâtes alimentaires et du couscous, la Tunisie ne peut prétendre se soustraire aux pressions des cours du marché mondial. Toutefois, elle entend bien en atténuer l’impact sur ses finances.
Exemplaire est la démarche adoptée sur instructions du Chef de l’Etat.
Reposant en effet sur un plan national savamment concocté, cette démarche est réaliste et volontariste tout à la fois.
Il s’agit tout d’abord de garantir l’approvisionnement du pays en produits alimentaires de base, contre vents et marées mondiaux s’il le faut.
Ainsi, les importations, réalisées ou en cours, ajoutées à la production en blé (c’est là l’ensemble de l’offre) couvrent largement la période de consommation allant de juin à décembre 2008. Fait essentiel, s’il en est, et qui n’est pas sans rendre compte du rôle clé de l’Etat qui, pour garantir pareille offre, a dû multiplier par huit le montant de l’avance consentie à l’Office des céréales: en effet, de 36 milliards, cette avance est passée à 270 milliards de nos millimes…
Parallèlement, des crédits supplémentaires ont été alloués au titre de la compensation.
Totalisant d’ores et déjà 99% des interventions de la Caisse générale de compensation (la CGC, ce bouclier national contre les vicissitudes du marché mondial et ce formidable outil de stabilité sociale), les céréales et l’huile de soja pomperont, en 2008, un bon milliard de dinars, contre seulement 600 millions de dinars en 2007 et quelque 233MD l’année précédente.
Donc, les crédits de compensation ont été multipliés par 4,3 en moins de deux années.
Mais, là n’est qu’un élément de la solution, car rien ne vaut un coup d’accélérateur de la production agricole à même de trancher le nœud gordien de l’importation et de la compensation massives.
Commençant par le commencement, notre pays a procédé en préambule à sa nouvelle stratégie, à l’augmentation des prix à la production, condition essentielle à l’incitation à l’emblavement.
Prendre le taureau par les cornes
Ainsi, il a été décidé de porter la superficie de la céréaliculture irriguée de 80.000 ha actuellement à 120.000 ha à l’horizon 2011.
Conjointement, un programme spécial permettra, dans une première étape, c’est-à-dire dès la prochaine campagne, de mettre en valeur 20.000 ha de plaines pour la production de céréales.
L’extension du domaine agricole n’a certes de sens que si elle est accompagnée de mesures promouvant l’ensemencement.
Ainsi, la production de semences sélectionnées, ces pépites fortement recherchées, passera de 270.000 quintaux en 2008 à 450.000 quintaux en 2011.
Pour leur part, les semences fourragères sélectionnées bénéficient désormais d’une prime couvrant 30% du prix à l’acquisition. Une manière de doper la production de fourrage et de réduire par conséquent les importations.
Plus en amont, la mosaïque de structures administratives intervenant dans la céréaliculture sera supplantée par un seul et unique intervenant à même et bien outillé à remédier à l’éparpillement et aux incuries qui pourraient en découler.
Dans le même esprit de dopage de la céréaliculture, une activité essentielle appelée à se régénérer durablement, un cadre juridique efficient apportera la solution au grand morcellement de la propriété agricole et une exonération durant 3 ans des activités de location finira par porter un rude coup à la jachère et à l’abandon.
Certes et comme allant de soi, la recherche scientifique déjà efficiente sur ce chapitre constituera toujours la locomotive de la céréaliculture moderne. Avec toutefois un plus, cette fois-ci : en effet, le pôle technologique du Nord-Ouest se spécialisera dans la recherche céréalicole, bénéficiant en cela de l’atout de la proximité.
D’autres mesures d’ordre technique sont à rappeler : le relèvement à 40% de la prime d’investissement accordée aux coopératives au titre de l’acquisition d’équipements agricoles et d’accessoires pour la céréaliculture, l’institution d’une ristourne de deux points sur les intérêts assignés aux crédits saisonniers au profit des céréaliculteurs parfaitement solvables, la prise en charge par l’Etat des frais d’assurance des prêts saisonniers aux grandes cultures durant 3 ans de manière dégressive et la limitation à 5% du taux d’intérêt des crédits supervisés octroyés sur les ressources de l’Etat aux petits céréaliculteurs… Voilà une batterie d’incitations qui embrasse l’ensemble des grandes cultures où, en toute logique, l’on devrait s’attendre à un réel sursaut au niveau de l’offre nationale. Grenier de Rome, réveille-toi ?…
Boulangers, que faites-vous ?
Au-delà de la production de céréales qui constitue le socle même du projet national de modernisation agricole, et tout autour en fait, gravitent encore bien des comportements faits en somme de gaspillages et d’inconscience. Aussi, a-t-on engagé une concertation profonde et constructive avec la profession, en premier lieu les boulangers, qui sont au cœur même des mécanismes de compensation, pour que l’offre couvre juste la demande que leurs produits, c’est-à-dire le pain, est censé satisfaire, excluant illico et définitivement les autres activités et les autres bénéficiaires comme étant des greffons nuisibles aux intérêts de la nation.
Avec l’Organisation de défense du consommateur (ODC) et les médias nationaux (audiovisuel et presse écrite, réunis), le même esprit de concertation prévaut et génère d’ores et déjà une sensibilisation de mieux en mieux ciblée et accrocheuse sous forme de messages intelligents et de spots percutants qui promettent d’instaurer définitivement un civisme à toute épreuve, un civisme à même, à lui seul, de tempérer les ardeurs d’une conjoncture mondiale fébrile que la flambée des prix du pétrole ne fera qu’affoler davantage.
Partie intégrante de la concertation en cours, conçue selon une démarche assagie et désormais conscient du danger qui pèse sur tout budget, si intelligemment ficelé soit-il, ne peut que se conformer aux standards connus d’une économie d’énergie et d’argent dont il est d’évidence le grand bénéficiaire bon an, mal an.
"La Presse de Tunisie"d'aujourd'hui. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Lundi 16 Juin 2008 23:42 Sujet du message: |
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IDE
Attirer l’investissement, créer l’emploi
L'organisation actuelle du Forum de Carthage de l'investissement représente un des grands moments du calendrier économique national. D’année en année, en accueillant ses invités étrangers parmi les représentants des groupes investisseurs au niveau régional et international, la Tunisie a l’occasion de présenter le tableau de ses réalisations en termes aussi bien de réformes que de performances chiffrées.
Les dernières années montrent assez clairement que la Tunisie s’est dotée d’un profil grâce auquel le flux des investissements directs étrangers a pu connaître un net bond en avant. Rappelons ici qu’en se basant sur des données objectives, le dernier rapport du Forum de Davos a accordé à la Tunisie, sur un ensemble de 131 pays, la 35e place en termes de compétitivité macroéconomique et la 25e place en termes de compétitivité des affaires.
Cette classification reflète une progression de plusieurs indicateurs, que le Premier ministre a rappelés à l’occasion de l’ouverture du Forum de Carthage. Elle reflète également la pertinence de choix stratégiques, en particulier dans le domaine du développement des ressources humaines. De fait, à côté de la part substantielle du PIB qui est consacrée à cette activité, soit 7,5 %, on doit relever que, sur le plan qualitatif, on assiste à un vaste effort de diversification des filières, aussi bien au niveau de l’enseignement supérieur que de la formation professionnelle. Cet effort de diversification correspond, en outre, à une volonté d’harmoniser les formations à des standards internationaux et, dans le même temps, d’anticiper les attentes du marché de l’emploi, tel que ce dernier se profile, aussi bien chez nous qu’en dehors de chez nous.
D’ores et déjà, on note le renforcement dans notre économie des activités à forte composante de savoir, qui atteignent en ce moment 22 % du PIB, contre 17 % en 2001. Mais, d’une façon générale, ce sont l’ensemble des secteurs qui se trouvent concernés par une hausse de régime.
L’ambition de placer, dans les années à venir, notre taux de croissance à une moyenne de 6 % exprime le potentiel de notre économie, à travers la diversité de ses composantes, à réagir de façon énergique et dynamique au contexte mondial. Or que, chacun le sait bien, celui-ci n’est pas constitué uniquement d’opportunités: les contraintes liées aux prix de l’énergie et des denrées alimentaires, en particulier, sont subies de façon sévère par notre balance commerciale et, à travers la Caisse générale de compensation dont le but est d’atténuer l’impact de ces prix sur le pouvoir d’achat du citoyen, par notre politique budgétaire.
Un tel optimisme n’aurait donc pas été possible si certaines activités avaient été oubliées, si l’on s’était contenté de pratiquer une politique sélective au détriment d’un certain nombre de secteurs qui ont pourtant la capacité de contribuer à la croissance de l’économie. Il s’agit bien ici d’une approche qui, tout en favorisant certains secteurs nouveaux parce que très porteurs en termes de création durable de richesses et d’emplois, est essentiellement globale.
Mais, s’agissant des grands choix stratégiques de la Tunisie auxquels nous devons aujourd’hui le comportement positif de notre économie et son aptitude à attirer les capitaux étrangers, il faut insister sur le fait que le développement des ressources humaines est loin d’être le seul secteur où un effort de mobilisation et de modernisation important a été et continue d’être consenti. Il faut sans doute souligner ici les transformations qu’a connues l’administration, aussi bien au niveau de ses règlements que de ses modes de fonctionnement. Une seconde génération de réformes a été mise en place au cours de cette année qui se propose d’améliorer le climat des affaires, d’ancrer la culture de l’initiative et de renforcer la compétitivité. Le Code de la douane, en outre, est actuellement soumis à une réforme profonde qui vise à accorder les procédures douanières en Tunisie aux mêmes usages qui ont cours dans les pays développés: ce qui est synonyme d’allègement des procédures et de célérité des opérations en matière de commerce international.
Les grands projets qui sont actuellement mis en chantier, et qui sont eux-mêmes le résultat de notre politique d’attraction des investissements directs étrangers, vont prochainement contribuer à leur tour à doter le site Tunisie d’arguments supplémentairessur le marché des capitaux. Et, de la même manière que ces projets constituent aujourd’hui de grands gisements d’emploi pour les jeunes qui, à travers les filières de l’enseignement supérieur ou de la formation professionnelle, arrivent sur le marché de l’emploi, l’achèvement de ces projets devrait créer un contexte nouveau, caractérisé par une demande encore plus forte en ressources humaines, et en particulier en profils présentant une haute technicité.
Source"Journal La Presse" d'aujourd'hui. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Dimanche 22 Juin 2008 19:41 Sujet du message: |
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AFP - dimanche 22 juin 2008, 16h49
Réunion de Djeddah sur le pétrole: des mesures techniques, aucune hausse de la production
La rencontre à Djeddah en Arabie saoudite des principaux pays producteurs et consommateurs de pétrole a recommandé dimanche des mesures techniques pour tenter de stabiliser le marché pétrolier, mais n'a annoncé aucune nouvelle hausse de la production.
La Déclaration, rendue publique à l'issue de cette "Réunion de Djeddah sur l'Energie", recommande simplement une meilleure transparence et une plus grande régulation des marchés financiers, ainsi qu'un accroissement des capacités de production et de raffinage afin d'aboutir à un "fonctionnement efficace du marché pétrolier".
Inquiet de l'impact du pétrole cher sur l'économie mondiale et, à terme, sur la demande pétrolière, le gouvernement saoudien avait invité le 9 juin les pays consommateurs et producteurs à venir à Djeddah pour y "discuter de l'envolée des prix, ses causes et les moyens d'y faire face".
Ryad entendait prouver aux pays consommateurs que le royaume, et plus généralement l'Opep (Organisation des Pays exportateurs de Pétrole), ne sont pas responsables du doublement des prix du pétrole en un an.
Mais les divergences sur les raisons de cette explosion des prix, qui ont frôlé il y a quelques jours les 140 dollars le baril, sont apparues au grand jour.
Les pays producteurs estiment que l'offre est suffisante pour répondre à la demande et que la flambée actuelle des prix résulte de la spéculation, de la faiblesse du dollar et de l'instabilité géopolitique dans certaines régions, alors que les pays consommateurs, au premier rang desquels les Etats-Unis, considèrent que le principal problème réside dans l'insuffisance de l'offre.
Le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, a affirmé que l'accroissement de l'offre mondiale de brut avait été supérieure à l'augmentation de la demande mondiale entre le deuxième trimestre de 2007 et le deuxième trimestre de 2008, donc qu'il n'y avait pas de pénurie.
La seule hausse de production annoncée l'aura donc été en fait avant la conférence par l'Arabie saoudite.
En gage de bonne volonté, Ryad avait annoncé il y a quelques jours une hausse de 200.000 barils de sa production quotidienne, qu'elle avait déjà augmentée de 300.000 barils en mai.
En ouvrant les débats, le roi Abdallah a confirmé que l'Arabie avait décidé de porter sa production à 9,7 millions de barils/jour (mbj) à compter de juillet et assuré que le royaume était "prêt à répondre à toute demande supplémentaire" des pays consommateurs.
"Au cours des derniers mois, nous avons augmenté notre production de 9 à 9,7 millions de barils par jour et nous sommes prêts à répondre à toute demande supplémentaire", a déclaré le souverain devant les représentants de 36 pays producteurs et consommateurs, 22 compagnies pétrolières et 7 organisations internationales qui avaient répondu à son invitation.
Il s'agit du niveau de production le plus élevé pour l'Arabie, premier exportateur mondial, depuis le début des années 1980.
Avant même l'ouverture de la conférence, l'Opep avait exclu toute augmentation de la production du cartel dans l'immédiat, se démarquant ainsi de l'Arabie, pourtant son chef de file.
Publiée sous l'égide de l'Arabie, de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), du Forum international de l'Energie et de l'Opep (Organisation des Pays exportateurs de Pétrole), la Déclaration commune rendue publique à Djeddah se limite donc à des mesures techniques.
"L'existence de capacités supplémentaires dans la chaîne de production est importante pour la stabilité du marché pétrolier mondial", affirme le texte.
"En conséquence, une augmentation appropriée des investissements, tant en amont qu'en aval, est nécessaire pour s'assurer que les marchés soient approvisionnés à temps et de façon adéquate", est-il précisé.
En clair, il faut accroître les capacités de production et de raffinage.
Anticipant sur cet appel, M. Nouaïmi avait indiqué, dans le but évident de rassurer les pays consommateurs, que l'Arabie pourrait porter sa capacité de production à 15 mbj si la demande le justifiait, contre 11,3 mbj à l'heure actuelle _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Jeudi 10 Juil 2008 0:30 Sujet du message: |
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Les pays du G8 ont manifesté leur préoccupation sur la hausse des prix de l'alimentation et du pétrole et sur l'inflation en général tout en parvenant à s'entendre à minima sur les conditions climatiques, lors de leur sommet qui s'est achevé mercredi à Tokayo (Japon).
"Lors de notre discussion sur l'économie mondiale, tout en notant que la croissance avait ralenti, nous sommes restés positifs sur ses perspectives. Toutefois, nous avons reconnu la nécessité de répondre en particulier aux questions posées par le niveau élevé des prix du pétrole et de l'alimentation et aux pressions inflationnistes mondiales", indique le texte de la présidence japonaise publié à la fin du sommet.
Le G8 a également ajouté à la liste de ses préoccupations "la stabilité des marchés financiers et la lutte contre le protectionnisme".
Sur le climat, les huit pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Italie, Russie) sont arrivés à un accord a minima en prenant l'engagement de réduire de 50% leurs émissions polluantes d'ici 2050, en soulignant que cet objectif ne pouvait être atteint que par des initiatives mondiales.
Cet engagement a reçu le soutien des Etats-Unis mais le G8 n'a pas fixé d'objectifs intermédiaires à 2050. "Nous reconnaissons que ce que les principales économies développées feront sera différent de ce que les principales économies en voie de développement feront", souligne le communiqué.
Les pays émergents refusent de s'engager sur des objectifs précis tant que les pays industrialisés n'ont pas arrêté les leurs.
La réunion a également permis au G8 de prendre position sur plusieurs sources de tension internationale comme le Zimbabwe, l'Iran et la Corée du nord.
Dans le cas de l'Iran, Téhéran a procédé au moment où se tenait le sommet à un tir de missile à longue portée, dont la portée est suffisante pour atteindre Israël. Le président américain George W. Bush a estimé que ceci constituait une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le communiqué final du G8 appelle l'Iran à être davantage "responsable" avec ses voisins, citant l'Irak, l'Afghanistan et le processus de paix israélo-palestinien.
Concernant le Zimbabwe, le G8 s'était prononcé mardi pour des "mesures financières et autres" ciblées contre les responsables des violences proches du président reconduit dans la contestation, Robert Mugabe.
Sur l'aide au développement, en particulier à l'Afrique, le G8 "a renouvelé (...) les engagements sur l'aide publique au développement pris à Gleneagles", lors de son sommet en 2005 où il avait promis de doubler l'aide à l'Afrique pour la porter à 50 milliards de dollars par an d'ici 2010.
Ce chiffre ne figure pas en tant que tel dans le communiqué final mais il était rappelé dans la déclaration sur l'Afrique publiée mardi après une rencontre entre les dirigeants du G8 et sept dirigeants africains.
Concernant la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux -- qui ont augmenté de plus de 80% depuis 2005 selon la Banque mondiale -- le G8 exprime sa "sérieuse préoccupation sur ses conséquences".
Les huit pays parmi les plus riches de la planète ne se sont toutefois pas engagés à verser des fonds supplémentaires, rappelant qu'ils y avaient déjà consacré 10 milliards de dollars depuis janvier 2008, mais ont appelé "les autres donateurs à participer avec (nous) à de nouveaux engagements".
Sur les biocarburants, le G8 a indiqué qu'il s'assurerait de "la compatibilité des politiques de production et d'utilisation des biocarburants avec la sécurité alimentaire".
Source "A.F.P." _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Jeudi 24 Juil 2008 15:12 Sujet du message: |
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Consommation - Quel impact de l'envolée des cours des matières premières sur le secteur avicole ? : M. Riadh Karma, Directeur Général du Groupement Inter-professionnel des Produits Avicoles et Cunicoles
« Un meilleur équilibre du marché s'impose pour sauvegarder l'intérêt des éleveurs »
Le secteur avicole joue un rôle important dans l'approvisionnement du pays en viandes blanches soit 55% du total des viandes produites en Tunisie. Ce secteur participe à 8% de la valeur de la production agricole et 25% de la production animale. Toutefois, ce secteur connaît certaines difficultés en raison de la hausse des prix des matières premières notamment
le concentré qui risque d'avoir des répercussions sur le coût de la production comme nous l'explique M. Riadh Karma, directeur général du groupement inter- professionnel des produits avicoles et cunicoles
Le secteur avicole produit environ 100 millions d'oeufs à couver par an qui donnent 78 millions de poussins d'un jour chair dans 30 couvoirs. Ces poussins sont vendus aux éleveurs qui sont en majorité des petits. Cette production est de 92.000 tonnes de viande nette soit 66% des viandes avicoles. L'ensemble des autres viandes estimé à 13.800 tonnes soit 13% des viandes avicoles est constitué de poules pondeuses ou de reproductrices de réforme (chair, ponte & dinde) ainsi que des poules de basse cour. Les autres espèces de volaille de basse cour (dindes, pintades, canards, oies, cailles et autruches) ne sont pas incluses dans ce chiffre car il n'y a pas eu d'estimation à ce jour. Ces quantités sont néanmoins négligeables. En 2004, le total de la production de ces viandes atteint 134.300 tonnes soit une consommation par habitant et par an de 13,5 kg pour chaque tunisien. La contribution des viandes de volaille dans le total des viandes a connu une évolution très importante. Elle ne représentait environ que 36 % en 1994, et 10 ans après, soit en 2004, elle atteint plus de 48 % du total des viandes produites en Tunisie. Le secteur de l'œuf de consommation répond à tous les besoins depuis 1984. La production totale d'œufs de consommation avoisine 1,47 milliard d'unités. La production industrielle représente à elle seule 1,3milliard d'unités, soit 91% du total produit, alors que la production d'œufs traditionnels est estimée à131 millions d'unités ce qui représente environ 9% du total produit. Au cours de l'année 2004, la consommation par habitant est estimée à 143 unités. Il est vrai, estime M.Riadh Karma que « la production de la volaille a progressé en Tunisie malgré le contexte général d'augmentation du coût des matières premières entrant dans la composition des aliments pour volaille. Une telle hausse pourra entraîner une augmentation des prix de vente de la volaille sur le marché et ceci dans le cadre de la sauvegarde des intérêts des éleveurs et de leurs activités avicoles. Les prix des matières premières notamment le tourteau du soja et le maïs ont connu une hausse vertigineuse. L'impact sera grand sur le coût de la production et en tant que GIPA, nous sommes tenus à intervenir face à cette envolée des cours des matières premières. La tonne du maïs qui était de 60 Euros en 2006 a augmenté de 40% en 2008. Les éleveurs ont commencé à accuser le coup. Le GIPA devra réviser les anciens prix et restructurer de nouveau cette filière car le coût de la production est devenu très élevé. Chose qui nous a emmené à nous orienter vers d'autres produits comme le blé fourrager dont le coût est nettement plus bas que le soja et le maïs.
Phrase supprimée fausse
Et ceci dans notre stratégie de bien gérer ce secteur et ne pas léser l'éleveur tout en prenant en considération le pouvoir d'achat du consommateur. » M. Karma nous a fait remarquer que « le prix de vente à la production en Tunisie est très bas par rapport aux pays voisins. L'œuf se vend en Tunisie entre 94 et 100 m contre au moins 700 m en France. Notre souci est de régulariser le marché tout en évitant la surproduction et aussi la pénurie. La production de poulet de chair prévue pour l'année 2008 est de l'ordre de 90 mille tonnes environ contre 84.000 tonnes en 2007 et ce niveau permet de subvenir largement aux besoins du marché, notamment durant la saison estivale. En ce qui concerne le mois de Ramadan, la consommation est assez limitée, contrairement aux œufs, étant donné la fermeture des restaurants, des rôtisseries et des cantines ; nous prévoyons un niveau de production suffisant en plus des stocks très importants disponibles qui est de l'ordre de 3.500 tonnes de viande de poulet de chair congelé et 2000 tonnes de viande de dinde congelée et ce, en plus de 80 millions d'œufs de consommation réfrigérés.
Source"Le Temps"d'aujourd'hui.
Kamel BOUAOUINA _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Mercredi 30 Juil 2008 0:40 Sujet du message: Conjoncture Economique: |
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Les prix des produits de base font pencher la balance:
Le conseil d'administration de la Banque Centrale réuni hier a mis le point sur l'évolution de la conjoncture internationale et sur la rétrospective de l'économie nationale au cours du mois de juillet 2008.
Malgré les turbulences de l'environnement économique international, toujours marqué par la montée des pressions inflationnistes et la fluctuation des cours des produits de base sans omettre les étendues de la crise américaine de "sub-primes", l'économie nationale semble maintenir le cap. Toutefois, la balance commerciale avec l'extérieur n'a pas échappé à l'effet : envolée des prix des matières premières, contribuant ainsi à aggraver le déficit courant.
L'économie nationale a continué à connaître une progression des échanges commerciaux avec l'extérieur, au niveau des exportations et des importations de biens et services. Toutefois, la hausse sensible des prix des produits de base s'est répercutée sur l'évolution de la balance commerciale, particulièrement des produits énergétiques et alimentaires, et, partant, sur le déficit courant.
En ce qui concerne l'évolution des prix au cours des derniers mois, le glissement annuel est revenu à 4,9 % en juin 2008, contre 5,3 % le mois précédent.
Ces développements nécessitent la poursuite de la mobilisation des efforts en vue d'optimiser l'exploitation des potentialités et capacités disponibles afin de maîtriser les coûts de production, de renforcer la compétitivité et de rationaliser davantage la consommation dans le but de préserver les équilibres financiers internes et externes et de consolider le rythme de la croissance économique.
Sur le plan monétaire, la masse monétaire et les concours à l'économie ont progressé, au terme du mois de juin 2008, de 8,9 % et 5,6 %, respectivement, et l'excédent de liquidité bancaire s'est poursuivi, en juillet, ce qui a nécessité l'intervention de la Banque Centrale pour éponger cet excédent. Le taux d'intérêt au jour le jour sur le marché monétaire a fluctué entre 5,13 % et 5,38 % pour le mois courant.
A la lumière de ces évolutions, le Conseil d'administration a décidé de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur de la Banque Centrale. _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Samedi 16 Aoû 2008 17:30 Sujet du message: |
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Entre croissance de la demande et la flambée des prix des produits alimentaires: Ces chiffres qui hantent …A l’instar de la plupart des pays, la Tunisie souffre de l’envolée des cours des matières premières sur le marché mondial. L’épreuve s’annonce encore plus rude puisque nous devons nous apprêter à faire face à une conjoncture encore plus compliquée au cours des années à venir.
La nouvelle conjoncture économique, que les experts considèrent inévitable, est en quelque sorte un nouvel ordre économique international. Sa principale manifestation est désormais connue par tout le monde, en l’occurrence l’ascension spectaculaire des prix des produits alimentaires.
Ce scénario, qui ne surprend plus eu égard à la tendance que continuent à prendre les prix de presque tous les produits, risque toutefois d’être plus inquiétant pour la Tunisie. Selon les estimations des économistes les plus optimistes portant sur les perspectives de l’évolution des prix d’ici 2017, notre pays se trouvera dans un contexte économique encore plus compliqué. C’est un contexte dans le cadre duquel il sera difficile pour notre pays de relever tous ses défis.
En fait, outre la nécessité de l’autosuffisance, c'est-à-dire l’indépendance alimentaire, la Tunisie doit préserver un équilibre infaillible entre une demande alimentaire qui explose et des prix des produits alimentaires qui flambent.
D’après une récente étude stratégique élaborée par un groupe d’experts dans le développement agricole, les prix des produits alimentaires de base dessineront une courbe ascendante qui se maintiendra durant toute la période de 2008-2017.
Le scénario, qui se réfère aux résultats d’un nombre de rapports réalisés par l’organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture (FAO), prévoit une croissance globale des prix des principales matières alimentaires oscillant entre 30 et 80%. Plus en détails, les prévisions tablent sur une croissance moyenne de 80% des prix des huiles végétales. 60% pour celui des graines oléagineuses. Pour les cours des céréales déjà insaisissables, ils marqueront une hausse qui se situera entre 40 et 60%. Même valeur respectivement pour le maïs et le lait. Quant au prix du sucre il augmentera d’en moyenne 30%.
Stimulée par l’amélioration du niveau de vie qui marque la société tunisienne et qui est en passe de façonner les habitudes alimentaires des consommateurs tunisiens. Ces augmentations finiront par avoir un impact direct sur la composition de la demande alimentaire, cette tendance doit se traduire, toujours selon les prévisions des experts, par une augmentation conséquente de la demande des produits alimentaire de base.
Les projections, qui couvrent les 12 prochaines années, tablent en fait sur des hausses substantielles de la demande des produits alimentaires de base. Ces croissances peuvent atteindre les 27% dans la branche des céréales. 59% dans la filière des viandes rouges. 47% pour ce qui est du lait et ses dérivés. Même valeur (47%) pour les fruits et légumes. Quant aux huiles et au sucre, les Tunisiens en consommeront davantage. Pour les huiles, ils devraient avoir besoin de 34% de plus contre 33% de plus pour le sucre…
La période à venir s’annonce rude. Elle sera celle des grands défis pour la Tunisie. Mais c’est également une conjoncture qui se présente comme une ultime chance pour que notre agriculture tire enfin profit des innombrables projets mis au point par nos chercheurs agronomes. Car la vérité c’est, qu’aujourd’hui beaucoup de recherches sont victimes d’une bureaucratie chronique. Ces travaux qui dorment malheureusement dans les oubliettes de nos universités et centres de recherches, sont tout simplement capables de révolutionner l’agriculture de la Tunisie.
Source"Le Quotidien"d'aujourd'hui.
Hassen GHEDIRI _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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Posté le: Mardi 19 Aoû 2008 0:53 Sujet du message: Les technopoles au service du développement |
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Les technopoles au service du développement
Les technopoles en Tunisie sont la concrétisation d’une nouvelle stratégie de développement du pays, visant à asseoir les bases d’une économie du savoir.
Ils visent aussi à promouvoir les investissements directs nationaux et étrangers à haute valeur ajoutée et à haut contenu de science et de technologie pouvant mobiliser et employer le nombre grandissant de diplômés de l’Université. Ils visent enfin à mettre la R & D, la recherche et le développement, au cœur de l’effort et de la problématique du développement national, régional et sectoriel.
Le parc de Borj Cédria, situé à 30 km au sud de la capitale, couvre les domaines suivants :
- Les énergies renouvelables
- L’eau
-L’environnement
- La biotechnologie végétale
- Les matériaux.
Avec ces domaines, Borj Cédria s’inscrit dans les défis de l’heure et de l’avenir.
Borj Cédria est aussi le parc porteur d’une ouverture de nouveaux horizons et d’une coopération académique, scientifique et technologique active entre le Japon et la Tunisie.
Dans la plupart des pays avancés, et surtout au Japon, la R &D est un outil d’innovation, de compétitivité, de conquête de marchés et d’une stratégie de développement tiré par les exportations. Elle n’est pas un effort optionnel de prestige de l’Etat ou des entreprises industrielles privées. Elle est plutôt un effort général et soutenu, à la fois public et privé à la base de la stratégie nationale de compétitivité du Japon face aux grands défis et aux opportunités multiples de la globalisation, dont en particulier la montée de nouveaux acteurs majeurs et l’émergence de grands marchés sur la scène économique régionale et internationale.
Il y a lieu de noter qu’il en a toujours été ainsi au Japon, aussi bien au XIXe siècle à l’Ere Meiji, dans l’effort de modernisation et d’assimilation de la technologie occidentale, effort dont le slogan était «Wakon, Yosai», voulant dire «esprit japonais, technologie occidentale», que dans l’effort de reconstruction et de rattrapage après la Seconde Guerre mondiale, que dans la stratégie de réformes structurelles, et de relance de la croissance après l’implosion de la bulle immobilière et économique à la fin des années 80 et la décennie perdue dont le paroxysme était la crise financière de 1997.
Aujourd’hui, la R&D est aussi au centre d’une nouvelle diplomatie du Japon, la diplomatie du savoir, de la science et de la technologie et l’instrument privilégié d’une stratégie et d’une volonté d’une plus grande présence, d’une plus grande visibilité et d’un plus grand engagement sur la scène internationale.
Il y a lieu de noter également que l’expérience japonaise de développement en général, d’export-développement, d’innovation et de R&D en particulier a servi d’école et de modèle pour les stratégies de développement, de compétitivité et de commerce international de tous les pays de l’Asie de l’Est.
La R&D et l’innovation ont été au cœur de l’effort de développement, de compétitivité, d’exportation, de pénétration et de conquête des marchés de la Corée du Sud, de Taïwan, de Singapour, de la Malaisie, de la Chine, etc. Elle est aussi pour tous ces pays au cœur de leur approche à faire face aux défis de la globalisation et de leur stratégie de tirer le plus grand avantage de ses dividendes et ses opportunités.
Il faut noter enfin qu’au Japon aussi bien que dans les pays de l’Est asiatique, l’effort de recherche, fondamentale ou appliquée, de développement, de recherche et de développement, la R&D est un effort solidaire, cohérent de complémentarité et de partenariat entre l’Etat, le secteur public, le secteur privé, l’université et l’industrie.
L’Etat, le secteur privé, l’université, la recherche fondamentale, la recherche appliquée, la recherche et le développement sont tous au service du développement et des priorités nationales. Le jeu entre tous ces acteurs est un jeu solidaire, win-win. «La technologie est comme on me l’a dit à l’Université de Tsukuba, la sœur jumelle, et non la servante de la science». Le développement est à la fois le terreau fertile, la terre nourricière et le terrain de validation et de valorisation de la recherche. Le secteur public, l’Etat, l’administration et le secteur privé sont des partenaires solidaires.
Il s’est instauré ainsi une vision saine et positive sur la relation entre le secteur privé et l’administration, entre l’Université et l’Etat, entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée, entre la R&D, le développement, l’excellence et la compétitivité.
Le résultat en est qu’aujourd’hui les pays de l’Est de l’Asie ne sont pas uniquement des consommateurs mais aussi, à des degrés variables, des producteurs de savoir, de connaissances, de science et de technologies relatifs à des problématiques nationales de développement, mais aussi et de plus en plus à des problématiques universelles d’abord de fermeture et d’import-substitution, puis d’ouverture.
En comparaison, la R&D a occupé jusqu’ici une place relativement modeste dans les stratégies de développement, de compétitivité et d’exportation de la Tunisie, et des entreprises tunisiennes, au Maghreb et dans la plupart des autres pays de la région, aussi bien au niveau des Etats qu’à celui des entreprises, publiques ou privées. Le développement s’est fait, ou a essayé de se faire, sans recherche et la recherche sans développement.
La recherche a été conçue surtout comme un outil pédagogique de formation supérieure, un indicateur d’excellence de l’enseignement, et au mieux un instrument de réalisation d’une mission de contribution à la production du savoir et au patrimoine humain de connaissances, dans une vision scholastique médiévale, noble mais aujourd’hui insuffisante, héritée des origines méditerranéenne et ecclésiastique de l’université.
Ce sont l’emploi, la justice sociale et la distribution des revenus, aussi maigres soient-ils, qui ont été au cœur de nos stratégies de développement, plutôt que la R & D et l’innovation, ou la conduite systématique et stratégique de la compétitivité, la croissance et le poids de l’économie et la conduite des tailles et des profils des entreprises et de leur capacité à pénétrer, exporter et conquérir les marchés, comme ce fut le cas pour les Chaebols en Corée du Sud par exemple.
1. La première leçon que nous pouvons tirer de ces expériences est que dans le monde globalisé d’aujourd’hui, où l’ouverture n’est plus un choix, les facteurs de compétitivité de l’économie nationale, de l’entreprise et de ses produits se sont déplacés des ateliers de production et des départements de gestion et de marketing vers les départements de R & D. Les budgets des départements de R & D chez certaines multinationales dépassent quelquefois le PIB de certains pays. C’est dire la place qu’occupe aujourd’hui la R & D dans les stratégies de développement et de compétitivité.
2. La deuxième leçon est que les sciences et les technologies ne sont pas l’apanage de l’Europe ou des USA et que leur maîtrise par les pays en développement est possible. Comme le Japon au XIXe siècle, ou encore mieux, comme la Corée du Sud aujourd’hui, les pays qui en ont la volonté peuvent acquérir, maîtriser et produire la technologie.
3. La troisième leçon que nous pouvons tirer de l’expérience asiatique est que le succès de nos stratégies de développement passe par l’ouverture et la compétitivité de nos économies et par le développement et l’excellence de toutes nos ressources humaines et de notre système d’enseignement et de recherche à tous les niveaux et non seulement par élimination de l’analphabétisme, la généralisation de l’enseignement primaire, ou l’amélioration du système de l’enseignement secondaire.
4- La quatrième leçon concerne l’impératif de réconciliation des chercheurs et des décideurs politiques. Il faut convaincre les décideurs de stratégie de développement de donner plus de moyens, plus de liberté, plus de souplesse de gestion et d’ouverture aux chercheurs et aux établissements publics de recherche et d’enseignement.
De même, faut-il d’un autre côté convaincre les chercheurs de se pencher plus et mieux sur les priorités et les problématiques nationales de développement, de donner plus d’attention à la recherche appliquée, à la valorisation des résultats de la recherche et à l’instauration d’une plus grande cohérence entre leurs efforts de recherche, ainsi qu’entre leurs intérêts scientifiques et les priorités nationales.
5- La cinquième leçon concerne le réseautage et les réseaux qui sont devenus un outil essentiel de travail. Un chercheur moyen maillé dans un réseau peut démultiplier ses moyens et obtenir d’excellents résultats. De même, un excellent chercheur en dehors d’un réseau peut être fortement limité et n’obtenir que des résultats moyens.
Le réseautage est un impératif aussi bien pour les personnes que pour les institutions. L’exemple du partenariat avec l’Université de Tsukuba au Japon illustre à la fois l’importance de la R&D et du réseautage pour le développement et la compétitivité et le marketing du secteur de l’huile d’olive au Japon.
Les efforts de promotion de l’huile d’olive par la participation aux foires agroalimentaires et aux événements touristiques et gastronomiques n’ont donné que des résultats modestes, c’est le mieux qu’on en puisse dire. Pour le consommateur et le commerçant professionnel, l’huile d’olive était italienne, espagnole, et à la limite portugaise ou grecque.
Ce n’est que lorsque un partenariat s’est instauré entre des chercheurs et des centres de recherche de Borj Cédria et de l’Université de Tsukuba dans un travail approfondi sur les propriétés et les spécificités biologiques de l’huile d’olive, qui classaient très avantageusement l’huile d’olive tunisienne, que les efforts de promotion ont commencé à aboutir. D’un coup, l’huile d’olive tunisienne a acquis une image forte et excellente et est devenue un produit recherché parmi les connaisseurs et les professionnels de l’agroalimentaire au Japon.
Cette caractérisation scientifique par la R&D de l’huile d’olive tunisienne pour une plus grande différentiation, une plus grande compétitivité et un meilleur accès aux marchés d’exportation peut servir de modèle pour les autres produits agricoles de terroir et de patrimoine. Elle peut constituer les fondements d’une stratégie commerciale basée sur le concept OV OP (one village, one product/ un village, un produit).
Ceci représente un exemple du potentiel de la contribution de la R&D à une stratégie d’exportation. La R&D peut également contribuer à une stratégie de production agricole et de sécurité alimentaire, d’efficience et de sécurité énergétique, de gouvernance de l’eau, de protection de l’environnement, et plus généralement à une stratégie de développement ouverte, propre et compétitive.
Défis de financement
La recherche et le développement demandent un effort lourd, long et incertain.
- Il est lourd parce qu’il demande énormément de moyens humains, technologiques et financiers.
- Il est long parce qu’il met longtemps à donner ses fruits.
- Il est incertain parce qu’il peut ne pas aboutir, malgré les moyens et le temps investis.
Pour contourner ce dilemme on peut, d’une part, établir des priorités de R&D nationales et institutionnelles, d’autre part, s’engager dans des réseaux, des alliances et des partenariats de recherche.
Priorités
L’établissement des priorités nationales et institutionnelles peut être accompli par une double veille technologique et stratégique, et par une conduite progressive du système national et institutionnel de recherche vers la pertinence, les avantages comparatifs et l’excellence.
Veille technologique
La plupart des pays s’engagent en général dans des veilles technologiques visant à reconnaître les nouvelles tendances, les nouveaux secteurs et les nouvelles modes technologiques tels que les ITC, les nanotechnologies, etc., qui émergent sur la scène scientifique et technologique internationale.
Veille stratégique
Cependant, il peut être très avantageux d’accompagner cette veille technologique par ce que j’appelle une veille stratégique. La veille stratégique consiste à identifier les grandes opportunités et les grandes menaces au processus de développement. En particulier, la veille stratégique des menaces permet d’identifier, un peu comme dans une approche médicale, les grandes problématiques, ou les grandes «maladies» confrontant le processus de développement et de choisir parmi elles les problématiques ou les défis clés lesquels on peut focaliser les efforts de recherche et une R&D nationale spécifique. Les solutions obtenues et l’expérience acquise peuvent aider à développer des avantages comparatifs dans ces domaines et sur ces problématiques concrets précis.
On peut ainsi adopter des stratégies de R&D de projets, plutôt que des stratégies de R&D programmes.
Projets mobilisateurs
Ces projets doivent avoir un caractère mobilisateur à la fois pour les décideurs, pour les chercheurs, l’opinion publique, et les médias. Ils doivent être en quelque sorte des projets semblables aux projets de l’ancien Président des USA, John Kennedy (Man on the Moon), capables de mobiliser d’une manière cohérente et convergente toutes les compétences, mais aussi capables de mobiliser le soutien et l’enthousiasme du public.
Alliance et partenariat
Le défi du financement de la R&D pour les pays et pour les entreprises peut être aussi relevé en partie par des stratégies de sous-traitance, d’alliance et de partenariat.
La manière dont les PME taiwanaises ont développé l’ordinateur «Note-Book» au début des années 90 est un exemple, non seulement pour les autres PME, mais aussi pour les pays de l’Afrique du Nord, et une illustration du recours aux alliances pour relever le défi du financement (et de la capacité technique).
Les entreprises taiwanaises s’étaient mises ensemble dans un grand effort de R&D pour développer un prototype de «Note-Book» de base. Après y être parvenue, chaque PME s’était engagée dans un effort individuel complémentaire de R&D à son échelle pour ajouter au prototype de base des caractéristiques spécifiques.
Nous pouvons imaginer un effort semblable non seulement entre les PME, mais entre les pays de l’Afrique du Nord concernant beaucoup de défis de R&D, par exemple concernant la sécurité alimentaire, la production agricole et le développement de nouvelles variétés de céréales, l’énergie solaire, le tourisme etc…
En fait, l’impératif de partenariat et d’alliance est ressenti non seulement par les PME et les petits pays: Mercedes et Mitsubishi, General Motors et Toyota ont des stratégies et des programmes de partenariat technologique, par exemple, sur les piles à combustible.
Les pays européens ont travaillé ensemble sur l’Airbus. Les Etats-Unis et le Japon se sont mis d’accord pour travailler en partenariat sur des questions spatiales dont, en particulier, les boucliers antimissiles.
La Corée s’est engagée dans des programmes de coopération dans la R&D, non seulement avec les USA et les pays industrialisés, mais aussi avec des pays en voie de développement comme le Vietnam, l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Tunisie, etc…
K-Diaspora
Cet été a vu de nombreuses initiatives prises concernant les compétences tunisiennes à l’étranger.
Ceci conduit à la question de la fuite des cerveaux, le brain-drain et, à ce que l’on pourrait appeler la K-Diaspora, c’est-à-dire la knowledge diaspora.
La Tunisie a aujourd’hui en Europe, surtout en France, mais aussi aux USA, au Canada, et commence à avoir même au Japon et dans l’Est de l’Asie, une importante K-Diaspora.
En attendant de réaliser l’environnement national et les plateformes scientifiques et technologiques qui feraient revenir les membres de cette K-Diaspora et les retiendraient dans leurs pays, en attendant la mise en place de politiques efficaces de retour, cette K-Diaspora peut aider à l’établissement de tables efficaces d’écoute et de veille technologique, de nœuds, de réseaux, d’alliances et de partenariats mutuellement bénéfiques à leurs pays d’accueil et à leurs pays d’origine en Afrique du Nord.
La Tunisie et l’ensemble des pays du Maghreb devraient avoir un forum annuel d’écoute de leur K-Diaspora sur les thèmes et des sujets précis avec des objectifs clairs et concrets devraient être réalisés par ces forums.
Source"La Presse" d'aujourd'hui
Salah Hannachi _________________ "La société serait une chose charmante,si l'on s'intéressait les uns les autres."
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