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ECONOMIE:problèmes et perspectives...
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kaid
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MessagePosté le: Mercredi 30 Avr 2008 21:56    Sujet du message: ECONOMIE:problèmes et perspectives... Répondre en citant

Pédagogie de l’investissement
L’entreprise ne maîtrise que 40% des facteurs de sa compétitivité (productivité, taux d’encadrement, qualité de management…). Les 60% restants dépendent directement de son environnement.
A concurrence égale avec la qualité de l’infrastructure structurante mise à sa disposition, l’entité économique puise sa compétitivité à la fois dans un système de financement réactif et dans une administration débarrassée de ses vieux réflexes de rigidité.
Mieux, une administration communicante, de proximité, souple et offrant des prestations de qualité avec la célérité requise dans les traitements des dossiers qui lui sont soumis, est non seulement un facteur déterminant de la compétitivité, mais peut également s’avérer être un puissant stimulant pour les initiateurs de projets.
Peu habitués aux méandres de l’administration et qui plus est non dépourvus de préjugés, ces derniers peuvent facilement, en effet, céder et lâcher prise au premier obstacle rencontré. Préparés par la cellule des jeunes membres de l’Institut arabe des chefs d’entreprise, les témoignages illustrés en plusieurs actes intitulés «Les péripéties d’une désillusion» sont à cet égard éloquents. Jugeant l’administration «trop administrative», les jeunes promoteurs déplorent pour ainsi dire les réflexes un peu trop procéduraux de l’administration. Leurs griefs sont, à leurs yeux, d’autant plus fondés qu’ils sont conscients et considèrent à raison l’administration comme un acteur majeur de la dynamique de l’investissement et de la création d’emplois. Leurs griefs s’étendent, au demeurant, à l’ensemble des acteurs de cette dynamique: banques et sicars confondues. Vu sous cet angle, le parcours du jeune promoteur s’apparenterait à un parcours du combattant. Un parcours qui, à l’évidence, en rebuterait plus d’un et qui risquerait de mener à un carrefour des divergences : incompréhension des différents acteurs du processus de la création d’entreprises, manque de visibilité des structures d’appui à la création, absence de synergie, quasi absence d’une culture du capital-risque, tendance au «conformisme»… Pourtant, pour avoir longtemps été sensibilisés à l’acte d’investir, les jeunes promoteurs savent que l’initiative, c’est aussi beaucoup de discernement pour transformer l’idée en projet et le projet en une entité économique viable. Ce qu’ils gagneront sans doute à apprendre ou à réapprendre, c’est que l’initiative est par essence dynamique, c’est l’endurance pour dépasser les échecs et les obstacles et le goût de se remettre en risque quand arrive le succès. C’est aussi cela la culture de l’initiative que seule une véritable culture non point de procédures, mais de service peut significativement appuyer. C’est tout aussi vrai pour la culture et la pédagogie de l’investissement et de la compétitivité d’une manière générale.
Jawhar CHATTY :Journal "La Presse" d'aujourd'hui;supplément économique.
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kaid
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MessagePosté le: Mercredi 30 Avr 2008 22:13    Sujet du message: Répondre en citant

A la loupe - Banques : STB, BNA, BIAT, BH et Amen Bank
Amélioration des revenus nets bancaires

La BH confirme « son statut de banque publique la plus rentable »
Au vu du plan de restructuration et d'assainissement du système bancaire tunisien, les indicateurs de base ont enregistré à la fin de l'année 2007 des améliorations consistantes tant en matière de gestion de risque, de provisionnement qu'en matière de rentabilité et de capitalisation.




Mettre les banques tunisiennes au diapason des standards internationaux et améliorer leur compétitivité, constituent autant de défis à réaliser et les principaux axes de développement du paysage bancaire tunisien. Outre le rapport de la Banque Centrale sur le bilan de l'activité bancaire arrêté au 31/12/2007 appuyant le progrès des indicateurs bancaires, l'agence de notation internationale Fitch Ratings vient de publier les résultats de son analyse spéciale et annuelle couvrant cinq banques de la place.

Le rapport de Fitch Ratings concerne trois banques publiques : la Société Tunisienne de Banque (STB), la Banque Nationale Agricole (BNA), la Banque de l'Habitat (BH) et deux banques privées : la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) et l'Amen Bank (AB).

L'agence de notation internationale a relevé dans son rapport les écarts de performance enregistrés par les cinq banques tout en soulignant la progression de 26% du résultat net agréé et de 38% du résultat net d'exploitation des cinq grandes banques de la place au cours du premier semestre 2007.

Le ratio résultat d'exploitation/fonds propres, le ratio de retour sur fonds propre, le taux de rentabilité des actifs, le taux de créances douteuses et la part des créances douteuses nettes de provisions rapporté aux fonds propres, sont les principaux indicateurs de performance retenus dans l'analyse.

En moyenne générale et au terme du premier semestre 2007, les cinq banques ont enregistré une amélioration de 7.9% du ratio retour sur fonds propres et de 0.6% de la rentabilité des actifs. Toutefois, la croissance des actifs demeure faible avec un accroissement moyen estimé à 3.4% des prêts consentis.

Par ailleurs, le rapport note une légère amélioration du provisionnement des créances classées en atteignant le seuil de 55% à fin juin 2007 contre 51% enregistrés à la fin de l'année 2006. Le niveau moyen de provisionnement des créances classées reste en deçà du standard international et un peu loin de l'objectif national rapportant le seuil de provisionnement des créances classées à 70% à l'horizon 2009. Du fait et compte tenu de la mauvaise qualité des actifs bancaires, « les ratios de solvabilité des cinq banques de la place respectaient le minimum réglementaire de 8% et restaient insuffisants ».

Les dépôts de la clientèle restent la principale source de financement des banques tunisiennes. Lesquels dépôts ont enregistré une croissance de 7% au cours du premier semestre 2007.

Concernant les notes de soutien extérieur attribuées aux cinq banques de la place, elles variaient de 2 à 3. « L'agence considère que la probabilité pour que ces banques reçoivent le soutien de l'Etat en cas de crise de liquidité ou d'autres problèmes reste modérée ou forte.

Les évolutions des différents indicateurs, variaient d'une banque à l'autre. Les revenus bancaires se sont améliorés pour les cinq banques. A signaler que la hausse des revenus a principalement profité à la BNA, la BH et l'AB et la croissance des encours a dépassé la moyenne du secteur pour la BNA et l'AB.

En ce qui concerne la STB, elle a pu améliorer davantage son résultat net, lequel s'est affiché en hausse de 36% pour les six premiers mois de l'année 2007. Toutefois, le retour sur fonds propres (ROE) et la rentabilité des actifs (ROA) demeuraient faibles pour la banque et ce, durant la même période de référence. Le ratio de couverture des créances classées de la STB s'est replié à 30% à la fin juin 2007 contre un objectif initial de 42%. Un ratio qui reste en dessous de ses pairs, estime l'agence de notation et ce en raison de la fragilité du secteur du tourisme qui constitue 30% des encours et 57% des créances classées de la Société Tunisienne de Banque.

Pour la Banque Nationale Agricole (BNA) et en dépit de l'accroissement de 35% de son résultat net, la rentabilité demeure faible avec un retour sur fonds propres et une rentabilité des actifs estimés à 5.51% et 0.44%. « la rentabilité de la banque est restée grevée par les dotations aux provisions clientèles qui représentait 70% du résultat brut d'exploitation au cours du premier semestre 2007 », note le rapport.

S'agissant de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), le résultat net s'est arrêté à 10.3 millions de dinars au premier semestre 2007 et les dotations aux provisions clientèles se sont élevées à 64%.

Malgré la petite perte de régime observée pour la BIAT, les ambitions restent prometteuses et ce en misant sur la modernisation de son système d'information, sur la mise en place d'un système plus rigoureux d'octroi de crédits et d'un système de notation interne. La BIAT prévoit également son expansion régionale à travers l'établissement au cours de l'année 2008 d'une filiale en Algérie détenue à 100% avec un capital de 50 millions de dinars.

La Banque de l'Habitat (BH) a enregistré durant la période de référence les taux de rentabilité les plus élevés du groupe avec un ratio de rentabilité des actifs de 1% et un ratio de retour sur fonds propres de 14.09%. « La BH affirme son statut de banque publique la plus rentable », confirme le rapport.

Malgré les améliorations, le taux de créances douteuses demeure élevé (12%) compte tenu de l'importance de l'enveloppe des prêts peu risqués dans l'actif de la banque. Le renforcement du contrôle des risques et des procédures de recouvrement, sont les principaux axes de développement de la banque permettant d'améliorer le ratio de solvabilité et le ratio de créances douteuses.

L'Amen Bank a enregistré des taux élevés de rentabilité, soit 0.81% pour la rentabilité des actifs et 9.05% pour le retour sur fonds propres. Les créances classées de la banque restent importantes malgré les efforts déployés pour améliorer la gestion des risques. La banque poursuivra également son développement régional puisqu'elle compte créer d'ici 2009 une banque en Algérie en partenariat avec des investisseurs tunisiens et des institutions multilatérales.

D'une manière générale et durant la période de référence, les cinq banques couvertes par l'étude ont enregistré des améliorations dans leurs revenus nets bancaires. Une amélioration soutenue par la dynamique des crédits octroyés par les ménages, par la progression des revenus d'intérêts et par les efforts déployés à l'assainissement du portefeuille bancaire. Les banques publiques ont été marquées par l'amélioration de leur coefficient d'exploitation alors que les banques privées ont concentré leurs efforts sur le développement, l'expansion et sur la modernisation de leurs systèmes d'informations.

Néanmoins la mauvaise qualité des actifs, la faible capitalisation et les faibles ratios de solvabilité constituent toujours le talon d'Achille des banques tunisiennes. Lesquelles sont amenées à améliorer leurs systèmes de gestion de risques, à moderniser leurs systèmes d'informations et à se conformer aux directives de Bâle II. La banque Centrale de Tunisie a fixé l'objectif d'appliquer les piliers 1, 2 et 3 des recommandations de Bâle II d'ici 2010, par les banques de la place. De ce fait, elle a mis en place des cellules de travail pour chaque pilier.

« Malgré la lenteur des changements et la fragilité des résultats, les principales banques devraient continuer à récolter les efforts accomplis pour renforcer leur activité, améliorer leur efficacité et mieux maîtriser leurs risques. Les directions des banques accordent plus d'importance aux ratios de solvabilité et à leur rôle de coussin de protection contre les pertes non attendues », conclut le rapport de Fitch Ratings.

Pour l'année 2008, l'agence de notation ne s'attend pas à des améliorations notables en matière de couverture des créances classées par les provisions et d'atténuation du risque crédits en raison de la pesanteur des dotations aux provisions clientèles qui devraient continuer à peser sur les résultats. Les banques sont confrontées à un processus d'assainissement de longue haleine.

Yosr GUERFEL; Journal "Le Temps"d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Mercredi 30 Avr 2008 22:16    Sujet du message: Répondre en citant

leJournal"Le Temps" du mercredi 30 avril 2008


Forum économique tuniso-français
Ce sera du gagnant-gagnant
Reportage de Yosr GUERFFL et Nadya B'CHIR LOUATI

Le couple franco-tunisien locomotive de l'euro-méd
Le Président Nicolas Sarkozy : Il faut en finir avec l'idée de deux rivages : la rive rive qui décide ; la rive qui subit
M. Hédi Djilani, Président de l'UTICA et du Patronnat du Maghreb : Ne soyons pas naïfs. Personne ne nous aide pour nos beaux yeux...Et la Tunisie n'a pas besoin d'aide, mais de partenariat !
Mme Laurence Parisot, Présidente du MEDEF : Une « mixité » très favorable... On a même le sentiment d'être en famille






La conjonction des deux rives Nord et Sud de la Méditerranée fait partie des ambitions communes des pays euro-méditerranéens. Les défis de la mondialisation et les aléas de l'environnement externe exigent le décloisonnement des espaces économiques entre les pays de la Mare Nostrum de manière à jeter les bases d'un partenariat économique « win-win ». Le forum économique tuniso-français, organisé hier par l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA) et le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) sous le slogan : « Mobilisés pour l'avenir », s'inscrit dans le cadre des efforts déployés pour impulser et diversifier les partenariats économiques et commerciaux séculaires entre les deux pays, tout en définissant une nouvelle formule de coopération bilatérale.

Parallèlement à l'organisation du forum économique tuniso-français, la visite d'Etat qu'effectue le Président Nicolas Sarkozy en Tunisie qui a même assuré la clôture du Forum constitue une occasion propice pour la relance des échanges commerciaux et des partenariats économiques entre les deux pays. Premier bilan des rencontres bilatérales : plusieurs accords ont été conclus dans différents secteurs d'activités. Il s'agit pour l'essentiel de l'accord d'acquisition de 16 Airbus sans omettre des projets sectoriels dans les domaines du transport maritime, de la Finance, de l'énergie, du tourisme et de la formation professionnelle.

Enregistrant la participation d'une centaine d'entreprises françaises, le forum économique tuniso-français a été un espace de rencontres d'affaires entre les chefs d'entreprises français et leurs homologues tunisiens et a favorisé un échange d'idées sur les spécificités du marché tunisien, ses atouts de compétitivité, sur la réalité et perspectives du partenariat industriel tuniso-français mais aussi sur les opportunités de partenariats potentiels dans les projets du siècle qui seront réalisés en Tunisie.


Le compte tuniso-français mobilisera l'union euro-maghrébine

Dans son discours d'ouverture, M.Hédi Djilani, président de l'UTICA a mis l'accent sur la solidité des relations économiques tuniso-françaises et sur la volonté des deux pays à renforcer leurs attaches économiques et politiques.

Il a mis l'accent sur l'engagement entrepris et sans réserve par la Tunisie dans le processus de Barcelone et sur le choix d'ouverture qui a mobilisé une palette de réformes économiques, législatives et sociales permettant de faire de la Tunisie une destination privilégiée pour les investisseurs étrangers. « Je vous invite à vous joindre à nous pour la réalisation des grands projets en perspective... Le couple tuniso-français mobilisera ainsi l'Union euro-maghrébine », affirme M.Djilani.

Dans le même ordre d'idées, M.Djilani a affirmé le rôle dévoulu aux Investissements Directs Etrangers dans le co-développement. Il a par ailleurs relevé l'importance de la composante humaine et de la confiance partagée entre le Nord et le Sud dans le processus euro-med. « Il faut que la Méditerranée qui nous sépare devienne la Méditerranée qui nous unit », conclut le président de l'UTICA.


Les « Med Business Days » à Marseille : De nouvelles opportunités de partenariat en perspective

Mme Laurence Parisot, présidente du MEDEF a affirmé que les relations économiques entre les deux pays vont bon train et que l'esprit chagrin prétendant un ralentissement de la coopération bilatérale n'existe pas. « La preuve :nous sommes là, nous autres entreprises pour relever les défis, pour dynamiser les échanges et pour être plus offensifs », affirme la présidente du MEDEF.

Concernant le projet d'Union pour la Méditerranée : « Le MEDEF y croit , c'est le facteur essentiel pour que nous retrouvions nos forces », ajoute-t-elle.

La présidente de la MEDEF a par ailleurs invité les entreprises tunisiennes à prendre part aux « Med Business Days » qui se tiendront à Marseille les 3 et 4 juillet 2008. Une rencontre qui offrira de nouvelles opportunités de coopérations bilatérales et de partenariats Nord/Sud.

De son côté M.Nouri Jouini, ministre du Développement et de la coopération internationale, a insisté sur la nécessité d'élargir les domaines de coopération, de renforcer la compétitivité de l'économie tunisienne et de stimuler l'esprit d'entreprise tout en poursuivant les réformes à l'ère de l'ouverture et d'une concurrence de plus en plus vive. « La Tunisie s'est engagée dans le processus d'ouverture, autant de poursuivre avec fermeté », affirme le ministre du Développement et de la Coopération Internationale.

S'agissant des projets de coopération tuniso-français, Madame Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi a principalement passé en revue les accords signés dans le secteur de formation professionnelle, dans le domaine de l'innovation et dans des secteurs stratégique dont l'énergie et l'infrastructure. « L'impulsion des projets de coopération est une façon qui nous permet de nous retrouver autour d'une même famille », affirme. Mme Lagarde.

Les intervenants à la séance d'ouverture du forum ont, à l'unanimité affirmé l'engagement et la volonté des deux pays à fructifier les échanges, à diversifier les domaines de partenariats bilatéraux et à jouer, ensemble, le rôle de locomotive à l 'édification de l'Union euro-méditerranéenne.


Un nouveau portefeuille de projets en commun

Puisque le développement des échanges entre s deux pays dépend d'un certain nombre de préalables dont la logistique, l'innovation et la formation, ces facteurs ont fait l'objet de débats fructueux entre les différents participants au forum.

A cet égard M. Abderrahim Zouari, ministre du Transport a mis l'accent sur l'importance de la logistique en tant que facteur-clé de compétitivité prix et hors prix. Il a à cet effet annoncé la signature d'un accord de partenariat tuniso-français pour la formation des hommes de la mer.

Le Secrétaire d'Etat français chargé des transports M.Dominique Bussereau a réaffirmé la signature du contrat d'acquisition de 16 Airbus par la Tunisie.

Par ailleurs une série de projets bilatéraux sont en perspective dont ceux annoncés par M.Slim Tlatli, président de la Commission Supérieure des grands projets. Il s'agit de l'éventuelle construction d'un port de plaisance ou d'une Marina entre les deux partenaires. L'Olympique de Marseille sera éventuellement l'un des partenaires tunisiens dans le projet émirati « Tunis Sport City ». D'autres projets sont sur la voie de concrétisation entre les deux pays et ce dans les différents secteurs. En gros, l'Energie, l'innovation, la formation professionnelle, le transport et le partenariat industriel sont les principaux axes de coopération tuniso-française.

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Accords

Acceptation de l'offre de 16 Airbus

La Centrale thermique de 400 MW à Ghannouch,

Accord sur la la gestion concertée des migrations et de développement solidaire

Signature d'un accord cadre de parteneariat économique et financier

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Le Président Nicolas Sarkozy : Il faut en finir avec l'idée de deux rivages : la rive rive qui décide ; la rive qui subit



« Un Tunisien sur vingt vit en France, soit 5% de la population tunisienne et 5000 Français vivent en Tunisie. C'est une responsabilité et il est dans notre devoir d'organiser les flux migratoires entre les deux pays et de bâtir ensemble une nouvelle façon de faire les choses. La France s'attèle à conserver et conforter les liens économiques, politiques et sociaux qui ligotent les deux pays tout en préservant les intérêts des uns et des autres.

La France demeure le premier fournisseur, le premier client, le premier assistant pour le développement et le premier investisseur étranger de la Tunisie, laquelle conserve sa place de 20ème partenaire économique de la France dans le monde.

Nous voulons et nous continuerons à travailler avec vous à égalité mais non pas de n'importe quelle manière. Il est dans notre devoir de raffermir les liens bilatéraux, d'aller de l'avant vers la concrétisation du projet de l'Union pour la Méditerranée et de créer un modèle et un pôle de coopération Nord-Sud gagnant-gagnant qui triomphera dans le monde qui nous permettra de concurrencer l'Asie.

Dans l'espace euro-méditerranéen, on a l'impression qu'on s'oppose et qu'on s'exclut à la fois. Le projet de l'Union pour la Méditerranée envisage de rompre avec les erreurs du passé. On mettait à l'esprit que la Méditerranée c'est du passé, or on tournait le dos à notre avenir. Il faut rompre avec l'idée qui oppose deux rivages : la rive qui décide et la rive qui subit.

Il faut tirer les échecs de Barcelone pour édifier une nouvelle Union qui repose sur l'égalité entre les deux rives. Je propose une co-présidence Nord/Sud de l'Union pour la Méditerranée ».

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M. Hédi Djilani, Président de l'UTICA et du Patronnat du Maghreb : Ne soyons pas naïfs. Personne ne nous aide pour nos beaux yeux...Et la Tunisie n'a pas besoin d'aide, mais de partenariat !



Le Temps : « La nouvelle politique d'immigration adoptée par le gouvernement français a fait couler beaucoup d'encre. Serait-elle une politique restrictive qui limite la circulation des personnes entre les deux pays ? »

M. Hédi Djilani : « La Tunisie bénéficie d'un petit avantage par rapport aux autres pays, parce qu'il fait tellement bon vivre que pour immigrer, il faut qu'un Tunisien soit dans une situation critique. Je crois que l'émigration dont nous souffrons est celle des cadres, on a beaucoup de jeunes cadres bien formés qui sont très sollicités en Europe. Toutefois, nous acceptons cette fuite des cerveaux parce que cela ne représente qu'une partie de l'ensemble de la population cadre dont dispose la Tunisie. Et, cela fait partie de la vie, et ce n'est jamais une perte dans la mesure où un jour, ils vont revenir pour enrichir le capital que nous possédons. Maintenant, nous ne pouvons pas avoir des accords bilatéraux puisque la France appartient à l'Union Européenne. Il y a donc le système Schengen et nous faisons partie d'un bloc des pays du Sud. Ce qui nous réunit, en fait, c'est l'EUROMED. Par ailleurs, il y a une convention sur les quotas que peuvent avoir les jeunes tunisiens, ce qui leur permettra d'aller en Europe sans aucune difficulté. Moi, ce que je souhaite c'est que tous nos citoyens restent en Tunisie mais à partir du moment où nous bénéficions d'une bonne formation et que pour nous l'homme est un capital pour le pays, je pense qu'il faut accepter une telle situation ouvrir à tous nos jeunes toutes les perspectives. »

* « Il semble qu'il y ait un certain ciblage des domaines de coopération et d'échange de biens et de personnes. On parle de programmes d'assistance à la formation professionnelle dans les secteurs de la restauration, et du transport maritime ? »

- « Tout à fait. Il ne faut pas être non plus naïf, personne ne vous aide pour vos beaux yeux. C'est le win-win et je pense qu'il faut prendre cet aspect sous un ensemble plus large dans le sens où il s'agit plus d'une coopération. Parce qu'à partir du moment où l'on accroche nos intérêts avec ceux de l'Europe, on a plus de chance de trouver de l'emploi ou autre. La Tunisie n'est plus un pays qui a besoin de l'aide pour l'aide. Heureusement qu'on a dépassé ce stade. C'est beaucoup plus de coopération et de collaboration qu'elle a besoin. Nous avons atteint un certain stade de développement et de stabilité qui nous permet des échanges d'égal à égal et cela ne nous empêche pas d'être ouverts à toutes les propositions. »

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Mme Laurence Parisot, Présidente du MEDEF : Une « mixité » très favorable... On a même le sentiment d'être en famille

Le Temps: « Quelles sont vos premières impressions sur ce forum ? »

Mme Laurence Parisot : « L'acquisition d'un certain nombre d'Airbus est symbolique de la dynamique et l'intensité des échanges commerciaux entre la Tunisie et la France. Par ailleurs, et sur la question de l'énergie nucléaire, vous savez que le Président de la République est un excellent promoteur de cette donne fondamentale. Je crois que c'est un atout de votre pays et qui est aussi un atout face au gigantesque défi pour la sauvegarde de la planète et la question de l'énergie renouvelable. Je crois que des échanges comme ceux qui sont économiques permettent de prévoir les choses sur le moyen et long termes. Au cœur de nos travaux : comment construire l'Union pour la Méditerranéenne, construction qui fait intensément l'unanimité des deux côtés. Nous pensons que d'une certaine façon, la Méditerranéenne est un miracle. »

* « En quoi les relations franco-tunisiennes favorisent-elles le commerce de manière concrète ? »

- « Le commerce dépend beaucoup de la qualité des relations entre les hommes et les femmes et la simplicité des relations entre tunisiens et français facilite tout cela. D'ailleurs, nous sommes très heureux d'apporter une délégation de chefs d'entreprises français et dont on ne sait pas s'ils sont français ou tunisiens. En effet, beaucoup sont tunisiens mais natifs de France ou l'inverse. Il y a une sorte de mixité très favorable qui donne envie de travailler ensemble et l'on a même le sentiment d'être en famille.

Il y a une chose qui est tout à fait intéressante, c'est que la Tunisie est à la pointe en matière de développement durable, a beaucoup de projets et y a investi énormément. C'est probablement un des pays du Sud de la Meditérrannée qui est le plus avancé sur la question. »

* « Quelle est la place de l'Union pour la Meditérrannée dans l'Europe des 27 ? »

- « Moi je pense que le projet de l'Union pour la Meditérrannée constitue une formidable ambition pour tout le monde. C'est un projet qui va être certainement long à mettre en œuvre et je crois qu'il ne faut pas s'impatienter. C'est un projet très mobilisateur, il peut bénéficier à la fois aux pays de la rive Sud et aux pays de la rive Nord, parce que tout ce qui facilite les échanges d'idées, de biens, des échanges culturels et commerciaux, tout ceci contribue forcément à la paix et aussi à la prospérité. Donc, il me semble que, dans l'immédiat, le plus important est que tout le monde soit mobilisé en faveur du projet de l'Union pour la Méditerranéenne. Les chefs d'entreprises français et tunisiens sont motivés pour ce projet. D'ailleurs, j'invite toutes les communautés économiques du pays de la Méditérrannée à Marseille où nous organisons un grand rassemblement sur ce thème. »

* « Quelles sontà contribuer à votre avis les clés de la réussite de ce projet ? »

- « Les clés de la réussite consistent à se dire que la diversité que la Meditérrannée nous offre est la modernité d'aujourd'hui. »
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MessagePosté le: Mercredi 30 Avr 2008 22:57    Sujet du message: Répondre en citant

Réseau de la microfinance Sanabel dans le monde arabe - Organisation de la cinquième conférence annuelle

Promouvoir la microfinance
Le réseau de la microfinance dans le monde arabe Sanabel organisera, du 6 au 8 mai, sa cinquième conférence annuelle en Tunisie sur le thème : «Promouvoir la microfinance dans les pays arabes:des systèmes financiers inclusifs pour un plus grand impact social» a annoncé, hier, M. Michael Cracknell, secrétaire général de l’Organisation non gouvernementale Enda Interarabe.

Placée sous le haut patronage du Président Zine El Abidine Ben Ali, la conférence, qui accueillera plus de cent cinquante participants, verra la participation d’une quarantaine de pays de la région, d’investisseurs, d’experts de la microfinance et d’institutions financières telles que la Banque européenne de l’investissement, l’Agfund ou d’importantes institutions financières algériennes et marocaines qui s’intéressent de plus en plus, ces dernières années, au marché de la microfinance.

La manifestation, qui se déroulera sur trois jours et qui constituera l’occasion d’analyser les tendances en matière de microfinance, permettra aussi d’établir une plateforme d’échange d’expériences et de savoir-faire et prévoira des sessions plénières avec des thèmes spécifiques ainsi que des sessions de commission par thèmes. «En marge, il y aura également un souk de micro-entrepreneurs arabes qui vont présenter et proposer leurs produits aux banques», a, par ailleurs, souligné le secrétaire général.

Actuellement, c’est la Tunisie, en la personne de Mme Esma Ben Hamida, directrice exécutive d’Enda, qui assure, depuis 2005, la présidence du conseil d’administration de Sanabel. Si le réseau a été créé en 2002, suite à l’initiative prise par 17 représentants de sept pas arabes de lancer un réseau pour appuyer les activités des institutions de microfinance dans le monde arable et promouvoir le développement du marché du microfinancement, l’idée a, toutefois, commencé à germer vers la fin des années quatre-vingt, à l’occasion notamment de la tenue du réseau mondial du micro-financement aux Etats-Unis.



La microfinance basée sur la non-garantie



Aujourd’hui, la microfinance représente une sérieuse alternative au chômage et à la pauvreté dans le monde arabe en permettant à des personnes démunies voulant monter des micro-projets et ne pouvant pas accéder aux modes de financement traditionnels de bénéficier d’un prêt, sans présenter de garantie. Si plus de 2,5 millions de clients profitent actuellement des services de la microfinance dans la région arabe, on estime à au moins 75,5 millions le nombre de personnes qui pourraient bénéficier des services offerts par les institutions de microfinance, alors que Sanabel prévoit, déjà, de cibler, d’ici 2010, dix millions de personnes. L’espoir est d’autant plus permis que les pays du Golfe commence à montrer un engouement de plus en plus fort pour le marché de la micro-finance, en pensant sérieusement investir des pétrodollars, dans ce nouveau mode de financement qui, peut, s’il est bien conduit, dégager des bénéfices confortables.

En Tunisie, Enda, une organisation non gouvernementale, créée en 1990, et qui propose ses services financiers à des personnes démunies voulant monter des projets, sans leur demander de garantie, a accordé, au cours de ces treize années d’activité, un montant total de cent cinquante millions de dinars sous forme de prêts à plus de cent mille micro-entrepreneurs, en ciblant de façon prioritaire les femmes. «Après treize ans d’existence, nous avons pu observer que le microfinancement est un outil d’empowerment pour les femmes grâce auquel elles ont pu développer un esprit d’initiative», a relevé, à ce propos, M. Cracknell.

Devenue autosuffisante financièrement depuis 2003, grâce à ses activités de micro-crédits, l’ONG qui emploie 400 cadres dont 80% sont diplômés de l’enseignement supérieur et qui réserve 10% de son budget à la formation, a réalisé en 2005, une étude d’évaluation de l’impact du micro-crédit sur la vie du bénéficiaire. Les conclusions tirées sont révélatrices de l’importance du microfinancement pour les personnes qui disposent de peu de revenus. Il s’avère, ainsi, que ceux qui ont pu bénéficier de prêts ont vu le revenu de leur ménage augmenter, et les conditions dans lesquelles ils vivent se sont considérablement améliorées alors que les bénéfices ne cessent d’augmenter d’une année à l’autre. L’organisation vise, déjà, «un million de Tunisiens».



Imen HAOUARI;Journal"La Presse"du 30/04/08.
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MessagePosté le: Jeudi 01 Mai 2008 14:55    Sujet du message: Répondre en citant

Les OGM, pourquoi pas !

« Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et alimentation » tel est le thème d'une journée d'information organisée, à la Cité des sciences de Tunis par le centre de biotechnologie de Borj Cedria (CBBC) en partenariat avec le centre technique de l'agro-alimentaire(CTAA).




Cette manifestation s'est déroulée en présence d'un grand nombre d'experts et de spécialistes dans les domaines scientifique, économique et social et de représentants du secteur agroalimentaire. Des communications portant sur plusieurs thèmes dont ''les OGM et alimentation'', ''risques sanitaires et OGM'', ''expériences européenne et française en matière d'OGM'' et ''Cadre national de la bio-sécurité en Tunisie'' ont figuré au programme de cette manifestation.

Présidant l'ouverture de cette journée d'information, M.Ridha Ben Mosbah, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie a indiqué que cette journée offre une opportunité pour informer les consommateurs, les importateurs et utilisateurs potentiels sur la nécessité d'organiser la filière des OGM afin de garantir la sécurité alimentaire et environnementale.

Le secrétaire de l'Etat a ajouté que les organismes génétiquement modifiés (OGM) constituent un enjeu stratégique sur le plan de la recherche scientifique fondamentale, dans la mesure où ils contribuent à l'évolution des connaissances et de la technologie, mais surtout sur le plan de la recherche appliquée où ils trouvent leurs implications dans divers domaines comme l'agriculture, l'alimentation, la santé et l'industrie.

Il a ajouté que le secteur agroalimentaire occupe depuis quelques années une place de choix dans l'économie tunisienne et qu'un réseau diversifié relativement dense d'institutions d'enseignement supérieur et de structures de recherche a été mis en place, conjugué à l'abondance de ressources humaines qualifiées dans ces domaines, qu'il s'agisse de la santé, de l'environnement, de l'industrie ou de l'agriculture confère à la biotechnologie et particulièrement à la biotechnologie végétale un excellent potentiel de développement en Tunisie.

Passant en revue les acquis réalisés en Tunisie dans ce domaine, M.Ben Mosbah a précisé qu'un cadre réglementaire national a été mis en place pour encourager l'agriculture biologique et protéger les semences et les plants ainsi que les obtentions végétales.

Le secteur de l'agroalimentaire participe à raison de 3,2% du PIB et 10,3 % des exportations.

Il a indiqué qu'une importante proportion des structures de recherche et des chercheurs en Tunisie est impliquée dans les sciences de la vie et de la biotechnologie avec 73 laboratoires de recherche et 315 unités de recherche.

Un des objectifs majeurs de la biotechnologie est d'améliorer la production et satisfaire les besoins de la sécurité alimentaire. Ainsi, a-t-il ajouté, il est urgent de développer des outils biotechnologiques modernes capables d'exploiter à bon escient et de façon durable cette diversité biologique tunisienne.

Il a précisé que la maîtrise de ces nouvelles technologies nous garantit l'indépendance en matière de contrôle et de gestion des risques liés à l'utilisation des OGM. Ceci impliquerait une coopération multidisciplinaire engageant les secteurs scientifique et économique ainsi que les représentants de la société civile. (TAP)


Le Temps d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Vendredi 02 Mai 2008 15:32    Sujet du message: Répondre en citant

Microfinance et développement

On ne prête plus qu’aux riches
On ne prête qu’aux riches dit-on. L’adage qu’on croyait en roc est sérieusement entamé et cela depuis déjà un bon moment.
Car, si la microfinance avec tout ce que cela englobe de produits diversifiés n’a commencé que récemment dans la région arabe, il faut croire que les exclus du système bancaire seront de plus en plus nombreux à vouloir construire leur vie grâce à la microfinance. Le phénomène prend en effet des dimensions sans précédent avec la précision d’une clientèle insoupçonnée : les femmes d’abord pour lesquelles un minicrédit est un moyen non seulement de générer des revenus, mais aussi de leur conférer ce pouvoir décisif dont elles étaient exclues jusque-là, tous les pauvres ensuite qui peinent tant bien que mal à confirmer et à consolider une activité. Ce sont les petits paysans, les petits commerçants prestataires de services, les artisans, les vendeurs ambulants, toute cette catégorie de gens qui sont à l’origine du secteur informel.
La microfinance, avec sa gamme de services constamment élargie pour englober aussi bien le minicrédit que l’épargne, l’assurance et le transfert d’argent, devient un recours, peut-être même le seul recours à des millions de personnes pour réaliser des activités productrices.
Dans certaines régions du monde (Asie notamment) le phénomène est fortement encouragé et soutenu à grand renfort de réglementations juridiques. La microfinance pèse de plus en plus lourd dans la mobilisation aussi bien des richesses qu’en tant que facteur d’équilibre social et de sécurité alimentaire.
Chez nous, dans la région arabe, la microfinance est en pleine phase de reconnaissance. Elle intéresse et commence à attirer l’attention aussi bien d’une clientèle neuve et énorme, représentée par des millions de femmes assoiffées du désir de se tailler un statut d’agent économique reconnu et reconnaissable, d’homme n’ayant pas réussi à s’intégrer d’une manière continue et parvenue au circuit économique. Avec la désagrégation de l’économie protégée, la microfinance intéresse même les gouvernants. Elle pourrait être source de revenus et de richesse comme elle pourrait être un facteur de paix et de sécurité.
Aujourd’hui, en tous les cas, la région arabe qui s’est dotée à cet effet d’un réseau au nom porteur de rêve et d’espoir (sanabel, épis), enregistre quelque trois millions de microentrepreneurs gérés par une soixantaine d’ONG appartenant à onze pays arabes. Et même si les services de la microfinance arabe restent centrés sur le microcrédit comme l’atteste une étude d’impact du réseau Sanabel, même si l’épargne libre et l’assurance restent marginales, même si la pénétration du marché est encore limitée, la microfinance a de beaux jours devant elle.
Car c’est un créneau porteur en ce sens que la microfinance présente un niveau de risque faible pour un retour sur investissement acceptable.
Les investisseurs l’ont-ils compris, toujours est-il que les riches qui ne veulent plus être que des donateurs, semblent de plus en plus enclins à se comporter en réels investisseurs. Avec la flambée sans précédent du baril de pétrole, avec les revenus fabuleux générés par cette flambée, une masse monétaire énorme demande à être investie. La microfinance sous cet angle est attrayante. Pour les pauvres, cet argent, une fois à leur portée de main, pourrait transformer leur vie. Est-ce pour cette raison que Sanabel espère d’ici à peine deux ans transformer quelque 10 millions de démunis en micro-entrepreneurs confirmés?

Fadhila BERGAOUI:La Presse d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Vendredi 02 Mai 2008 15:54    Sujet du message: Répondre en citant

kaid a écrit:
Les OGM, pourquoi pas !

« Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et alimentation » tel est le thème d'une journée d'information organisée, à la Cité des sciences de Tunis par le centre de biotechnologie de Borj Cedria (CBBC) en partenariat avec le centre technique de l'agro-alimentaire(CTAA).




Cette manifestation s'est déroulée en présence d'un grand nombre d'experts et de spécialistes dans les domaines scientifique, économique et social et de représentants du secteur agroalimentaire. Des communications portant sur plusieurs thèmes dont ''les OGM et alimentation'', ''risques sanitaires et OGM'', ''expériences européenne et française en matière d'OGM'' et ''Cadre national de la bio-sécurité en Tunisie'' ont figuré au programme de cette manifestation.

Présidant l'ouverture de cette journée d'information, M.Ridha Ben Mosbah, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie a indiqué que cette journée offre une opportunité pour informer les consommateurs, les importateurs et utilisateurs potentiels sur la nécessité d'organiser la filière des OGM afin de garantir la sécurité alimentaire et environnementale.

Le secrétaire de l'Etat a ajouté que les organismes génétiquement modifiés (OGM) constituent un enjeu stratégique sur le plan de la recherche scientifique fondamentale, dans la mesure où ils contribuent à l'évolution des connaissances et de la technologie, mais surtout sur le plan de la recherche appliquée où ils trouvent leurs implications dans divers domaines comme l'agriculture, l'alimentation, la santé et l'industrie.

Il a ajouté que le secteur agroalimentaire occupe depuis quelques années une place de choix dans l'économie tunisienne et qu'un réseau diversifié relativement dense d'institutions d'enseignement supérieur et de structures de recherche a été mis en place, conjugué à l'abondance de ressources humaines qualifiées dans ces domaines, qu'il s'agisse de la santé, de l'environnement, de l'industrie ou de l'agriculture confère à la biotechnologie et particulièrement à la biotechnologie végétale un excellent potentiel de développement en Tunisie.

Passant en revue les acquis réalisés en Tunisie dans ce domaine, M.Ben Mosbah a précisé qu'un cadre réglementaire national a été mis en place pour encourager l'agriculture biologique et protéger les semences et les plants ainsi que les obtentions végétales.

Le secteur de l'agroalimentaire participe à raison de 3,2% du PIB et 10,3 % des exportations.

Il a indiqué qu'une importante proportion des structures de recherche et des chercheurs en Tunisie est impliquée dans les sciences de la vie et de la biotechnologie avec 73 laboratoires de recherche et 315 unités de recherche.

Un des objectifs majeurs de la biotechnologie est d'améliorer la production et satisfaire les besoins de la sécurité alimentaire. Ainsi, a-t-il ajouté, il est urgent de développer des outils biotechnologiques modernes capables d'exploiter à bon escient et de façon durable cette diversité biologique tunisienne.

Il a précisé que la maîtrise de ces nouvelles technologies nous garantit l'indépendance en matière de contrôle et de gestion des risques liés à l'utilisation des OGM. Ceci impliquerait une coopération multidisciplinaire engageant les secteurs scientifique et économique ainsi que les représentants de la société civile. (TAP)


Le Temps d'aujourd'hui.



Les Organismes Génétiquement Modifiés
Une solution contre la hausse des prix !

La flambée des prix des céréales (blé, riz,....) et des céréales secondaires (orge) est aujourd'hui au cœur de l'actualité.Pour les consommateurs, le choc est rude, aussi bien pour les pays pauvres où le spectre de la pénurie alimentaire s'est réveillé, que pour les pays riches où les prix de certains produits de base se sont envolés en quelque mois.




A l'origine de cette flambée, on retrouve la hausse de prix de pétrole et l'accroissement de la consommation de viande dans les pays émergents qui entraîne une part croissante des récoltes vers l'élevage (8 Kgs de céréales pour produire un Kg de viande de bœuf...).

La vogue du biocarburant qui réduit les surfaces disponibles pour l'alimentation humaine (surtout aux U.S.A et en Amérique latine).

Inattendue après plus que trois décennies de baisse régulière des prix, cette flambée contraint la filière céréalière à s'adapter à toute vitesse.

Ainsi, l'agriculture est sommée d'accroître rapidement ses rendements pour nourrir les 7.5 milliards de terriens en 2020 tout en respectant l'environnement.

Les leaders mondiaux de l'alimentation s'activent à trouver les solutions à tous ces problèmes en réservant des budgets colossaux à la recherche et au développement.

La révolution technologique est spectaculaire dans les laboratoires où se concoctent les semences du futur : les O.G.M* (organismes génétiquement modifiés) qui promettent une hausse spectaculaire des rendements agricoles et ce malgré la mobilisation des écologistes.

En Tunisie où nous sommes confrontés aux mêmes défis précités, les O.G.M pourraient constituer une variante des solutions à trouver très rapidement pour sortir de l'impasse dans le cadre d'une nouvelle stratégie agricole visant l'auto suffisance et la sécurité alimentaire.

Aussi, nos chercheurs, sont invités à un « BRAIN - STORMING » pour nous proposer un programme complet et cohérent et se prononcer sur l'éventualité de l'utilisation de ces O.G.M.

D'ailleurs, si nous regardons autour de nous, nous constaterons que 7% des surfaces agricoles mondiales sont cultivées en O.G.M soit 114 millions d'hectares.



Tableau





PAYS SURFACES CULTIVEES EN O.G.M (EN MILLIONS D'HA)



U.S.A 60



CANADA 7



CHINE 4



INDE 7



AFRIQUE DU SUD 2



ARGENTINE 20



RESTE DU MONDE 14





D'un autre côté, nous consommons en TUNISIE, au même titre que toutes les autres populations, des produits comme les œufs, la viande, le lait... issus d'animaux se nourrissant de rations composées de Mais, de tourteaux de Soja... O.G.M, produits dans les pays où nous importons ces ingrédients.

En effet, l'utilisation des O.G.M dans une première phase, dans la production fourragère (orge, avoine, blé fourrager), nous permettrait de réduire l'utilisation des pesticides, des engrais et surtout de valoriser des terres actuellement réservées à la culture aléatoire du blé.

Alors il est temps de réfléchir sérieusement à l'introduction des semences O.G.M.

* Les O.G.M. : Ce sont des végétaux high-tech qui, après inoculation d'un gêne étranger, acquièrent de nouvelles propriétés, comme la résistance aux parasites, a la sécheresse , ... produisent plus et assurent la sécurité alimentaire.

Mohamed SEBRI;Le Temps d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Dimanche 04 Mai 2008 23:20    Sujet du message: Répondre en citant

Cri d’alarme du Président de la BAD : 135 millions d’Africains menacés de famine



• «Certains pays asiatiques causent d'énormes problèmes en Afrique en interdisant l’exportation des céréales »



Ils seront plus de 135 millions d’Africains qui connaîtront la famine, s’il n’y a pas une réaction rapide à la flambée des prix des produits alimentaires. Un chiffre alarmant qui a été lancé avant-hier par le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, Lors d’une conférence de presse tenue à Tunis.


































Tunis-Le Quotidien



«Depuis quelques semaines on parle tous de la crise alimentaire dans le monde. Mais au fait, cela date de plus de deux ans en Afrique. Ce qu’il y a eu, ces temps-ci, est qu’avec la flambée des prix des produits alimentaires, il y a eu un choc supplémentaire. Une accélération d’une tendance qui existait déjà », a fait savoir M. Donald Kaberuka qui a tenu, lors de cette conférence à faire savoir les mesures de la BAD pour sauver ce qui peut du secteur agricole africain.



Il faut dire qu’il est temps d’agir. Selon ce dernier, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion du Conseil d'administration, la Banque africaine estime que près de 135 millions de personnes courent des risques très sérieux de famine. « Un fléau, précise-t-il, qui peut toucher plus d’une douzaine de pays d'Afrique », à savoir notamment, le Cap Vert, la Guinée, la Gambie, Djibouti, l'Egypte, le Soudan, la RDC et le Tchad.



Des pays très vulnérables à cause principalement de la forte urbanisation, de leurs extrêmes dépendances à l’importation des produits alimentaires, ainsi qu’aux conflits qui secouent certains d’entre eux.



Seront particulièrement affectés les pauvres des zones urbaines, les mères et les enfants en bas âge, les personnes âgées et celles qui vivent avec le VIH, a-t-il ajouté.



Un train de mesures



Pour limiter les dégâts, M. Kaberuka annonce que l’Afrique a un besoin immédiat de plus de 36 millions de tonnes de céréales. Un déficit qui peut être comblé d’une manière conjoncturelle, seulement, fait-il savoir, « le problème du déficit alimentaire en Afrique n’est pas un problème à court terme. C’est un problème à long terme qui nécessite des solutions à long terme».



Parmi les solutions annoncées par le président rwandais de la Banque et qui ont été prises lors du Conseil d’administration tenue avant-hier à Tunis, l'engagement de 1 milliard de dollars supplémentaires pour appuyer le secteur agricole en Afrique, en plus des 3,8 milliards qui lui sont déjà consacrés.



La BAD dégagera aussi quelque 250 millions de dollars en urgence pour l'achat d'intrants et engrais pour les douze prochains mois et devra réorienter vers les infrastructures d'irrigation "une part importante" du portefeuille réservé à ce secteur.



La BAD a, en outre décidé d'accélérer la mise en oeuvre d'un programme de réduction des pertes agricoles, là où l'on estime que même une réduction de 10% permettrait d'engranger 5 millions de tonnes de céréales.



Ces pertes dites "post-agricoles" représentent jusqu'à 40% des récoltes actuellement, selon M. Kaberuka.



« Ne fermez pas vos frontières »



Seulement ces mesures ne seront en aucun cas suffisantes. Le mal est beaucoup plus important. C’est pour cela qu’il a appelé à une aide internationale massive. Il a, à ce propos, salué les efforts de certains pays donateurs, dont en premier lieu, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Japon.



Il a, toutefois, noté un problème de taille, celui de certains pays, principalement asiatique, qui ferment leur frontière à l’exportation des céréales.



« J’exhorte les pays asiatiques exportateurs à ne pas faire obstacle au commerce international. Arrêter l'exportation de riz ou de blé a causé d'énormes problèmes en Afrique", a-t-il affirmé.



Au fait, et on devra tous être d’accord avec lui, la crise alimentaire qui secoue, non seulement l’Afrique, mais tous les pays plus au moins pauvres, ne peut être supplantée, qu’en mettant tous la main dans la main. Or; hélas ce n’est pas toujours le cas.



M.A. BEN REJEB;Journal"Le Quotidien"d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Lundi 05 Mai 2008 14:21    Sujet du message: Répondre en citant

Emploi : créer des passerelles entre l’université et l’entreprise
Par Dr Kaïs Lassoued, (enseignant universitaire IHEC de Carthage)

L’emploi est la priorité des priorités de toutes les politiques gouvernementales dans le monde. La Tunisie, sous l’impulsion du Président de la République, a fait de l’emploi le pilier central de son développement actuel et futur.

En témoignent les multiples mécanismes et incitations mis en place à cet effet dont, à titre indicatif, le Fonds national de promotion de l’emploi (21-21), la Banque tunisienne de solidarité (BTS), la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (Bfpme) et la loi favorisant l’initiative économique.

Malgré ces mesures, force est de constater qu’il n’est pas toujours aisé de placer les demandeurs d’emploi dans les différents rouages de la vie active. Une pression particulière est exercée sur le marché de l’emploi résultant notamment des demandes d’emploi additionnelles émanant des diplômés de l’enseignement supérieur. Ces derniers sont évalués à plus de 80.000 annuellement qui viennent s’ajouter aux diplômés qui n’ont pas réussi à être casés les années précédentes. Le besoin est de plus en plus grand et la pression est de plus en plus forte, ce qui fera de l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur une priorité nationale au cours de la prochaine décennie. Il convient de préciser dans ce contexte que les XIe et XIIe Plans de développement visent à réduire le taux de chômage des diplômés universitaires à 14,1% en 2011 et à 11,3% en 2016. Cela contribuera à l’amélioration du taux d’encadrement qu’on estime passer à 18,5% en 2011 et à 23,4% en 2016, l’objectif fixé par le programme présidentiel étant un taux d’encadrement de 17% en 2009. Mais les entreprises ne feront des efforts de recrutement des cadres que si ces derniers correspondent à leurs besoins. La question qui se pose avec insistance à ce niveau est de savoir si l’enseignement supérieur est capable actuellement de répondre aux besoins de l’entreprise. Malgré les efforts consentis ,beaucoup reste à faire pour que le monde universitaire et le monde des affaires évoluent côte à côte en regardant l’avenir ensemble.

La majorité des mesures prises en faveur de la création d’emplois s’est effectuée en aval de la formation universitaire, ce qui limite sensiblement la portée de ces mesures. En effet, la demande exprimée par les entreprises est très décalée, quantitativement et qualitativement, par rapport à l’offre de qualifications des nouveaux venus sur le marché de l’emploi. D’autres mesures doivent être prises en amont de la formation afin d’identifier les besoins du marché de l’emploi avant d’organiser puis lancer la formation dans telle ou telle institution universitaire. Il s’agit d’une vraie démarche marketing visant à cibler les vrais besoins de l’entreprise, considérée désormais comme le premier client du système de l’enseignement supérieur. Ce dernier doit aller vers l’entreprise pour détecter ses besoins, aussi l’entreprise doit aller à ce système pour exprimer ses besoins, une connaissance mutuelle doit s’installer pour une vraie collaboration. Le défi est immense et les schémas classiques de formation et de création d’emplois ne sont plus adaptés aux contraintes et aux exigences actuelles. Il s’agit d’intégrer l’université dans son environnement économique, cela revient à créer davantage de passerelles entre le monde universitaire et le monde du travail capables de rapprocher durablement ces deux mondes.



Impliquer davantage les secteurs professionnels



Malgré quelques efforts, l’université n’est pas encore suffisamment ouverte sur son environnement. La culture de collaboration effective université-entreprise n’est pas suffisamment ancrée dans les deux camps. En effet, il n’y a aucune instance universitaire permanente consultative qui implique à côté des universitaires et des administratifs des représentants de l’entreprise ou de la société civile. Même si le règlement prévoit la présence de ces représentants dans les conseils scientifiques des institutions universitaires, on n’est pas habitué à les voir s’asseoir autour de la même table que les universitaires. Cela est dû en vérité à une réticence partagée aussi bien par les universitaires que par les entreprises.

Comment connaître dans ce cas les vrais besoins du marché de l’emploi si le fournisseur du service formation (l’université) n’écoute pas son client (l’entreprise) demandeur et utilisateur de ce service ?

Nous proposons alors d’impliquer davantage les représentants des milieux professionnels dans la construction et l’évolution des formations et des filières afin que la réalité du marché de l’emploi soit prise en compte. Il s’agit notamment de les associer :

- à l’expertise des dossiers de création et de renouvellement des formations

- à l’élaboration de certains référentiels de formation

- au suivi des filières et des formations.



Créer des institutions de l’excellence



On assiste en Tunisie, depuis quelques années, à la massification de l’enseignement supérieur. Ce phénomène a obligé les institutions universitaires à gérer parfois la quantité au détriment de la qualité. Des instituts et des écoles «prestigieux» de l’enseignement supérieur, notamment dans le domaine de la gestion, jadis connus pour leur petit nombre d’étudiants sélectionnés parmi l’élite et pour la qualité de leur formations, fonctionnent aujourd’hui comme n’importe quelle faculté censée donner des formations extensives (cours sans travaux dirigés, des classes surchargées, une gestion des stages très approximative, sans parler des moyens pédagogiques et matériels dérisoires). Il est grand temps aujourd’hui de rendre à ces instituts leur prestige en les élevant au rang de l’excellence. D’abord, il faut limiter le nombre d’étudiants en pratiquant une sélection très stricte, ensuite il faut offrir des formations en harmonie avec les besoins du marché de l’emploi, développer une modalité de formation alternant les périodes de formation en milieu professionnel et la formation universitaire, offrir un encadrement personnalisé et favoriser le travail en petits groupes permettant un apprentissage interactif et individualisé.



Inciter à la création d’entreprises



Parmi les solutions envisagées pour résoudre le problème du chômage des jeunes diplômés, les encourager à créer leur propre entreprise. Le cadre institutionnel et juridique qui incite à la création et à l’initiative existe et il est assez développé. Ce qui est difficile à instaurer, c’est plutôt la culture entrepreneuriale et de l’initiative; c’est cette mentalité qui fait défaut chez le Tunisien en général et chez le jeune Tunisien en particulier. La culture ne se décrète pas, elle s’acquiert avec le temps. C’est un travail de longue haleine. Des études internationales montrent que seulement 2% des Français créent leur propre entreprise, en Grande-Bretagne, ce chiffre est de 6% alors qu’aux Etats-Unis, il est de 13%. Les Français considèrent que ce chiffre est inquiétant malgré leur culture industrielle ancienne, un grand travail les attend pour l’améliorer. La Tunisie a un chiffre inférieur à celui de la France et il faut qu’on pense sérieusement dès maintenant à le multiplier. Pour renforcer et conforter cet esprit de l’initiative, nous préconisons de mettre en place une stratégie nationale permettant d’instaurer la culture de l’initiative dès l’école jusqu’à l’université en passant par le collège et le lycée. On peut, par exemple, encourager la mise en situation pour préparer l’insertion professionnelle à venir en stimulant la création d’entreprises par les étudiants qui valorisent la pédagogie par le projet, la prise d’initiative et d’autonomie puis utiliser ces expériences à des fins pédagogiques pour comprendre le vécu et en tirer des règles pour l’insertion professionnelle future. Il serait intéressant d’impliquer dans ce sens des experts de tous bords en s’inspirant de certaines expériences mondiales qui ont réussi, comme celle du Canada.

Pour conclure, nous dirons que les difficultés d’emploi que rencontrent les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont la manifestation condensée du déséquilibre à court terme entre un monde qui change rapidement sur tous les fronts et une transformation moins rapide de l’université. En vue de résoudre la question du chômage chez les jeunes diplômés, il est nécessaire d’harmoniser le développement de la société, de l’économie et de l’université, en l’unifiant autour d’une stratégie de «priorité à l’emploi». C’est le choix de la Tunisie.



K.L.La Presse d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Mercredi 07 Mai 2008 7:33    Sujet du message: Répondre en citant

L’impact socioéconomique de la microfinance sur les pays de la Méditerranée

Faciliter l’accès des populations vulnérables aux services financiers
L'impact socioéconomique de la microfinance sur les pays de la Méditerranée a été au centre de la conférence organisée, hier, à Gammarth (banlieue nord de Tunis) à l'initiative de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (Femip) avec le concours du réseau des institutions de microfinance des pays arabes (Sanabel).

Ouvrant cette rencontre, M.Mohamed Rachid Kechiche, ministre des Finances, a mis l’accent sur le souci du Chef de l’Etat de faciliter l’accès des populations vulnérables aux services financiers et sa volonté de promouvoir la contribution de tous les Tunisiens au processus de développement du pays, en vue d’assurer une croissance soutenue, durable et harmonieuse.

Le ministre a passé en revue, à cette occasion, les mesures et initiatives décidées par le Chef de l’Etat dans ce domaine, citant à cet égard la création de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) pour le financement des petits projets dont l’investissement ne dépasse pas les 100.000 dinars ainsi que celle de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (Bfpme) et la mise en place d’un tissu d’associations disséminées à travers toute la République.

Avec un réseau de 271 associations de microcrédits, conventionnées avec la BTS, l’objectif escompté pour 2008 consiste en l’octroi de 72.000 crédits pour une valeur de 72 millions de dinars, a-t-il précisé.

M. Kechiche a souligné que les efforts déployés par la Tunisie en vue d’encourager l’initiative privée en général et de promouvoir la création de microentreprises en particulier lui ont permis d’améliorer de façon remarquable l’ensemble de ses indicateurs économiques et sociaux. Au nombre de ces indicateurs, le ministre a cité la baisse du taux de pauvreté à moins de 4%, la diminution du taux de chômage et la croissance soutenue du revenu par tête d’habitant.

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MessagePosté le: Mercredi 07 Mai 2008 7:46    Sujet du message: Répondre en citant

Microfinance et développement

On ne prête plus qu’aux riches
On ne prête qu’aux riches dit-on. L’adage qu’on croyait en roc est sérieusement entamé et cela depuis déjà un bon moment.

Car, si la microfinance avec tout ce que cela englobe de produits diversifiés n’a commencé que récemment dans la région arabe, il faut croire que les exclus du système bancaire seront de plus en plus nombreux à vouloir construire leur vie grâce à la microfinance. Le phénomène prend en effet des dimensions sans précédent avec la précision d’une clientèle insoupçonnée : les femmes d’abord pour lesquelles un minicrédit est un moyen non seulement de générer des revenus, mais aussi de leur conférer ce pouvoir décisif dont elles étaient exclues jusque-là, tous les pauvres ensuite qui peinent tant bien que mal à confirmer et à consolider une activité. Ce sont les petits paysans, les petits commerçants prestataires de services, les artisans, les vendeurs ambulants, toute cette catégorie de gens qui sont à l’origine du secteur informel.
La microfinance, avec sa gamme de services constamment élargie pour englober aussi bien le minicrédit que l’épargne, l’assurance et le transfert d’argent, devient un recours, peut-être même le seul recours à des millions de personnes pour réaliser des activités productrices.
Dans certaines régions du monde (Asie notamment) le phénomène est fortement encouragé et soutenu à grand renfort de réglementations juridiques. La microfinance pèse de plus en plus lourd dans la mobilisation aussi bien des richesses qu’en tant que facteur d’équilibre social et de sécurité alimentaire.
Chez nous, dans la région arabe, la microfinance est en pleine phase de reconnaissance. Elle intéresse et commence à attirer l’attention aussi bien d’une clientèle neuve et énorme, représentée par des millions de femmes assoiffées du désir de se tailler un statut d’agent économique reconnu et reconnaissable, d’homme n’ayant pas réussi à s’intégrer d’une manière continue et parvenue au circuit économique. Avec la désagrégation de l’économie protégée, la microfinance intéresse même les gouvernants. Elle pourrait être source de revenus et de richesse comme elle pourrait être un facteur de paix et de sécurité.
Aujourd’hui, en tous les cas, la région arabe qui s’est dotée à cet effet d’un réseau au nom porteur de rêve et d’espoir (sanabel, épis), enregistre quelque trois millions de microentrepreneurs gérés par une soixantaine d’ONG appartenant à onze pays arabes. Et même si les services de la microfinance arabe restent centrés sur le microcrédit comme l’atteste une étude d’impact du réseau Sanabel, même si l’épargne libre et l’assurance restent marginales, même si la pénétration du marché est encore limitée, la microfinance a de beaux jours devant elle.
Car c’est un créneau porteur en ce sens que la microfinance présente un niveau de risque faible pour un retour sur investissement acceptable.
Les investisseurs l’ont-ils compris, toujours est-il que les riches qui ne veulent plus être que des donateurs, semblent de plus en plus enclins à se comporter en réels investisseurs. Avec la flambée sans précédent du baril de pétrole, avec les revenus fabuleux générés par cette flambée, une masse monétaire énorme demande à être investie. La microfinance sous cet angle est attrayante. Pour les pauvres, cet argent, une fois à leur portée de main, pourrait transformer leur vie. Est-ce pour cette raison que Sanabel espère d’ici à peine deux ans transformer quelque 10 millions de démunis en micro-entrepreneurs confirmés?

Fadhila BERGAOUI:La Presse d'aujourd'hui.
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MessagePosté le: Dimanche 25 Mai 2008 23:58    Sujet du message: Répondre en citant

Envolée des prix du pétrole et des produits alimentaires de base

La course folle
La Presse — La montée vertigineuse des prix du pétrole et de nombreuses denrées alimentaires sur les marchés mondiaux est en train de bouleverser toutes les données économiques et sociales dans pratiquement tous les pays, qu’ils soient développés, émergents ou retardataires. Sachant que ces tout derniers vivent particulièrement des situations parfois dramatiques, avec des populations n’arrivant plus à satisfaire leurs besoins essentiels en produits alimentaires de base.

Cette flambée généralisée des prix a pris, en 2008, un tour nouveau caractérisé par sa propre accélération et par une poussée fort inquiétante de l’inflation, au Nord comme au Sud. C’est ainsi que les taux mensuels d’inflation avoisinent ou dépassent ceux enregistrés sur une année entière tout au long de la décennie écoulée. Nous retiendrons à titre indicatif le taux de 3,3% atteint en février 2008 par l’ensemble de la zone Euro, contre seulement 3,1% sur toute l’année 2007, l’Espagne étant particulièrement touchée par ces pressions inflationnistes, avec 4,2% en février et 4,6% en mars 2008.

De l’autre côté, la Chine est loin d’échapper au phénomène, accusant même des pics records comme le taux de 8,7% du mois de février dernier, soit plus que le double de celui enregistré aux USA (4%) durant le même mois.



Le pétrole de 30 à 135 dollars le baril



Le prix du baril de Brent, se souvient-on, est passé de 30 dollars en 2003 à plus de 135 dollars actuellement, enregistrant plus qu’un doublement entre 2003 et 2006 (65 dollars) puis de nouveau entre 2006 et 2008, sachant qu’on est seulement au mois de mai et que rien que depuis décembre, il a déjà augmenté de 50%.

Or les coûts de l’énergie participent pour une part importante dans le renchérissement de la plupart des produits industriels et agricoles, ainsi que des différentes prestations de services. D’où, quelque part, cette contagion qui frappe de nombreux produits sur les marchés.

Cependant, cela est loin d’expliquer l’inquiétant accès de folie qui frappe un nombre très important de produits agricoles de base et qui a même atteint l’acier et le fer.

Ainsi, le blé dur est passé de 181 dollars la tonne en mars 2006 à 854 dollars en février 2008, le blé tendre de 165 dollars la tonne en juin 2006 à 510 dollars en février 2008, l’orge fourragère de 140 dollars la tonne en juin 2006 à 376 dollars en février 2008, ce alors que le riz a vu son prix doubler en une année, pour atteindre, en avril 2008, la barre des 940 dollars la tonne, sachant que l’accélération a été de 42% rien que depuis janvier.



Interdiction d’exporter le riz et les céréales



Les décideurs politiques du monde entier, autant que les opinions publiques, sont en droit de s’inquiéter, et l’on s’oriente, comme c’est déjà le cas dans certains pays, vers des mesures conservatoires du genre : interdiction d’exporter le riz et les céréales, ce qui a conduit à l’accélération du phénomène et à l’affolement des marchés, ainsi que, dans plusieurs pays en développement, à des mesures spéciales visant à garantir l’approvisionnement du marché et la compression des prix autant que faire se peut.

Les explications de ces phénomènes, avancées par les experts, mettent en cause une offre insuffisante sur le marché mondial, due en partie à des catastrophes naturelles conséquentes aux changements climatiques, et en partie à un détournement de plusieurs denrées au profit de l’industrie des biocarburants. C’est le cas du blé, de l’orge et du sucre, par exemple, ainsi que de certaines huiles végétales. Mais si le prix de l’huile de soja a triplé entre septembre 2006 et février 2008, celui du sucre ne fait qu’enclencher son ascension, avec 320 dollars la tonne en 2008 contre 255 en 2007.



+13,8% d’augmentation des importations en trois mois



Toutes ces évolutions au niveau des prix mondiaux n’ont pas manqué d’engendrer des conséquences sur notre économie nationale, ne serait-ce qu’au niveau de la valeur de nos importations et de notre balance commerciale. C’est ainsi que la valeur des importations alimentaires de la Tunisie a beaucoup augmenté entre 2006 et 2007, de sorte qu’on note, au niveau de la balance commerciale spécifique aux produits agricoles et agroalimentaires, un excédent de 277 millions de dinars en 2006, mais un déficit de 426,8 MD en 2007, correspondant à un taux de couverture de 79% en 2007 et de 121% en 2006. Sachant que la parité de l’euro a, en 2007, été responsable de 5% de la valeur globale du déficit. Et le phénomène s’accélère, puisque nos importations en produits alimentaires ont, rien que durant les trois premiers mois de 2008, augmenté de 13,8%.

C’est dire si la Tunisie doit désormais redoubler d’effort pour garantir une offre abondante sur le marché national et s’assurer une bonne maîtrise de l’évolution des prix face aux terribles pressions inflationnistes qui se confirment de jour en jour.



Caisse de compensation : un milliard de dinars en 2008



S’il est un fait certain que le rôle des pouvoirs publics dans l’atténuation des retombées de la flambée des prix mondiaux sur le marché local a été très porteur, l’exacerbation des pressions inflationnistes ne manque pas d’indiquer que notre Caisse générale de compensation continuera à être spécialement sollicitée dans les mois à venir, et que les pressions que subit le budget de l’Etat iront crescendo, au risque de peser sur l’effort de développement.

Ainsi, les fonds avancés par la Caisse de compensation, qui tournaient autour de 300 millions de dinars, ont atteint, en 2007, 600 MD et risquent d’avoisiner les 1.000 MD en 2008. Ce alors que le budget de l’Etat est de plus en plus sollicité pour la constitution des stocks régulateurs du marché et au niveau des surcoûts de l’énergie et des entreprises publiques intervenant dans le dispositif national de maîtrise des prix.

Pétrole, blé, orge, riz, sucre, lait, café, thé, soja, médicaments, fer... tout augmente sur les marchés mondiaux, de sorte que les contrecoups sont inévitables en Tunisie, même si une politique de prudence monétaire et financière, doublée d’un suivi de tous les instants quant à l’évolution des prix et à la valorisation de l’offre et de la demande sur un marché de plus en plus concurrentiel, a permis d’en atténuer l’impact et d’en contenir les retombées.



M’hamed JAIBI:Journal "La Presse d'aujourd'hui".
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